Année : 2014
Genre : Virginal II, le reboot.

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LA SÉRIE


Pendant féminin des Kyodai Heroes (Héros géants) type Ultraman, Mighty Lady est apparue pour la première fois dans un moyen métrage de 1985 avec de revenir en 2002 dans une série de DVDs produits par Big Peach Entertainment (le nom de la société fait référence à celui de son fondateur, Ômomo qui signifie littéralement "grosse pêche"). Bien qu'handicapée par un budget restreint, la franchise Mighty Lady allait connaître le succès grâce à une recette efficace: des scènes d'action de qualité, beaucoup de fanservice et un soin particulier apporté à l'écriture des scénarii malgré l'utilisation de certains gimmicks récurrents qui deviennent prévisibles et lassants au bout d'un moment. En 2014, BPE décida de passer à la vitesse supérieure en consacrant rien de moins qu'une série de 13 épisodes à leur héroïne et en profita au passage pour remaker une de leurs premières productions restée inachevée.


Chut, ça commence!

L'action se déroule dans un futur proche (La jaquette indique 201X mais à en croire l'âge et la date de naissance indiqués dans le dossier d'un des personnages qu'on voit brièvement à l'écran, on serait plutôt en 2011, soit trois ans avant la sortie de la série), sept ans après qu'une météorite se soit écrasée sur Terre, libérant un monstre géant baptisé Virus qui fut heureusement détruit par l'armée. Malheureusement, les débris engendrés par sa destruction contaminèrent les créatures avec lesquelles ils entrèrent en contact, lesquelles mutèrent alors pour devenir à leur tour des monstres géants partageant la conscience collective de l'envahisseur.


La menace vient de l'espace.


Grrr! Agrogro! Méchant!


La diversité des monstres de Virus est représentée par ces stock shots des précédents films de la franchise.


En cas d'attaque de monstre géant, respectez les consignes de sécurité.

C'est alors qu'une mystérieuse extraterrestre apparut sur Terre pour s'opposer à Virus. Une géante aux cheveux verts originaire de la planète Splenda que les médias surnommèrent rapidement Mighty Lady.


Je suis venue en paix.


Mighty Lady se dresse face à Virus.


Le sort de l'humanité est entre ses mains.


Pouah! Quelle haleine!


Elle fait le plein de super(pouvoirs) grâce à son allié terrien Takuto Honda.


La véritable raison de sa venue sur Terre était de rechercher son fiancé Kyle dont l'épitaphe prend une saveur particulière quand on sait que dans le moyen métrage de 2002 (où il était son frère, mais passons), il était incarné par Jun Takatsuki, également interprète de Tiga, un personnage de Kamen Rider Ryuki dont l'idée fixe était justement de devenir un héros.


Elle tente ensuite de faire oublier son existence à Honda par hypnose, mais sans succès.

Par la suite, une organisation paramilitaire féminine nommée les Earth Saviors fut créée pour s'opposer à Virus. Ironiquement, ses membres ignoraient que Mighty Lady elle-même en faisait partie sous son identité secrète de Mai Murasaki. La seule à être au courant était le major Sakurai, et pour cause: elle-même était en réalité une gynoïde créée par Mighty Lady pour la seconder, Marie X.


Lève-toi et marche, Marie X!


Le major Sakurai ...


... met à nu ...


... sa nature robotique.


Gogo-gadgetograppin!


Cette gynoïde s'autodétruira dans 3, 2, 1 ...


Zéro!


Le fil rouge va sur le vert... Aïe! J'ai dit le vert. Ça, c'était le noir. (réplique authentique)

Au cours d'un combat contre Virus, le cristal fixé sur le nombril de Mighty Lady qui était la source de ses pouvoirs fut endommagé et les Earth Saviors récupérèrent les fragments afin de les utiliser pour transformer certaines de leurs soldates en Mighty Ladies, sans succès. En attendant, leurs armes principales sont les Grandams, des clones cybernétiques de Mighty Lady créés à partir de cheveux récupérés sur les lieux de ses combats.


Les premiers robots géants des Earth Saviors, c'était pas trop ça.


On comprend donc qu'ils les aient laissés tomber après la création des Grandams.


Comme souvent avec BPE, l'influence d'Evangelion est évidente.


Et au cas, où vous auriez encore des doutes, un des premiers monstres de la série ...


... a quelques faux airs d'EVA01.


Autolargue!


Savashiééééééééé!!!


Heu ...


Ou pas!


I believe I can fly!

C'est dans ce contexte que nous faisons connaissance avec notre héroïne, Kaoru, une lycéenne naïve et insouciante toujours prête à aider les autres.


Déroulement d'une journée typique de Kaoru: se lever.


Piloter un engin de chantier pour déblayer le terrain afin que ses camarades de lycée puissent s'entraîner.


Rédiger son compte rendu.


Se faire féliciter par son professeur (qui n'est autre que Goggle Blue de Goggle V).


Se rendre compte qu'elle s'était en fait endormie et qu'elle n'a toujours rien écrit.


Se rendre à son travail après les cours.


Se faire attaquer par un monstre géant.


Prendre les commandes d'un robot géant qui traînait dans le coin pour le combattre.

À l'occasion d'une attaque de la ville par un monstre de Virus, Kaoru fait la rencontre de Mai Murasaki et, très impressionnée par elle, décide de rejoindre les rangs des Earth Saviors. Elle s'inscrit donc à la Mighty Lady Academy où elle devient rapidement amie avec Miri et Haruka. En revanche, ses relations avec une troisième élève, Reina, sont beaucoup moins amicales, celle-ci lui reprochant d'avoir été mutée dès son arrivée dans la formation supérieure alors qu'elle-même s'estimait mieux qualifiée pour cette promotion. Il va sans dire que Reina ne laisse passer aucune occasion de lui témoigner son antipathie en la rabaissant.


Bienvenue à la Mighty Lady Academy ...


... où vous subirez un entraînement intensif.


De gauche à droite: Haruka, Kaoru, cette pimbêche de Reina et Miri.


Je saute une classe dès le premier jour? Moi?


Je proteste, c'est du nepotisme!


Tu vas regretter de m'avoir piqué ma place, Kaoru!


I believe I can flyyyyyyyyyyy! (bis)


Ouin, pourquoi tant de haine?


Allons bon, voilà que la faim me donne des hallucinations.


Haruka va marcher beaucoup moins bien, maintenant.


Même si elle a eu de la chance dans son malheur en atterrissant sur des matelas.


Qu'est-ce que je disais?

L'attitude de Reina change heureusement du tout au tout après avoir vu Kaoru sur le terrain. Non seulement celle-ci se révèle être une pilote de Grandam parfaitement compétente mais elle devient même la première Earth Savior à se transformer en une Mighty Lady baptisée Virginal.


Même après avoir obtenu son propre robot géant, le caractère de Reina ne s'arrange pas.


Même son robot se la pète!


Si jamais quelqu'un la voit apporter des fleurs à Kaoru hospitalisée, sa réputation de pétasse est fichue!

Malheureusement, sa transformation est marquée par la tragédie puisque ses mères adoptive et biologique sont tuées durant l'attaque de Virus où ses pouvoirs se révèlent, Kaoru apprenant ainsi que sa véritable mère n'était autre que Mai, alias Mighty Lady.


Argh! Je meurs transpercée par un symbole phallique!


RIP Mighty Lady.


Ça ne se remarque pas sur une capture d'écran, mais on voit clairement qu'elle continue de respirer alors qu'elle est censée être morte.


Kaoru renaît après être retournée dans le ventre de sa mère? Métaphore, quand tu nous tiens!

Pour ceux d'entre vous qui se demandent comment Mai peut avoir une fille en âge d'aller au lycée 5 ans après son arrivée sur Terre, il y a une explication pseudo-scientifique à cela. En effet, juste avant d'être (apparemment) désintégré par un monstre de Virus, Takuto Honda avait utilisé un rayon de son invention pour charger en énergie le cristal de Mighty Lady, avec comme effet secondaire inattendu de lui transférer une partie de son ADN, donnant ainsi naissance à Kaoru qui grandit rapidement jusqu'à atteindre l'âge physique de 12 ans en l'espace d'une année.


Conception in cristaux.


Bébé éprouvette.


Si, si, je vous assure: elle est censée avoir le corps d'une fille de 12 ans dans cette scène. Utiliser une actrice plus jeune et vaguement ressemblante? Pour quoi faire?

Après avoir transféré par télépathie à sa fille des connaissances en accord avec son âge apparent, Mai la confia à un orphelinat dirigé par une religieuse qui avait découvert sa véritable identité en la soignant après un combat.


Quelques années plus tard, Mai recroisera sa fille par hasard car même quand elle est à taille humaine, le monde est petit.


Salut. Ça roule?


Il y a quelque chose d'ironique à ce que la mère adoptive de Kaoru, une religieuse, soit interprétée par Nao Oikawa qui est... une ancienne actrice porno! (Les fans de toku la connaissent surtout pour son rôle de Kegalesia dans Go-Onger)


Ça n'a pas dû être facile pour elle de soigner Mighty Lady en ignorant tout de la physiologie splendaenne.


Voyons le bon côté des choses: je vais enfin savoir si ce en quoi j'ai cru toute ma vie existe réellement.


Ouf, ça existe!


Je ne fais que passer, je dois retourner sur Terre pour vaincre les méchants.

Kaoru n'est cependant pas la première "terrienne" à devenir une Mighty Lady, puisque les Earth Saviors avaient auparavant réussi à conférer les mêmes pouvoirs à une certaine Saki Miyabe, mais comme cette dernière était une délinquante infectée par Virus, les résultats n'avaient pas été très probants.


Saki a vraiment une araignée au plafond.


Mais me mange pas, abruti: mauvaise comme je suis, je peux pas être comestible!


J'espère qu'au moins, je vais lui coller une bonne indigestion.


Si je ne fais pas d'aérophagie après ça ...


Et si on transformait une criminelle en superhéroïne géante?


Après tout, qu'est-ce qui pourrait mal se passer?


À part tout, bien sûr.


Ma vengeance sera terriiiiiiiible!!!


Elle revient à la charge lors du combat final.


Du moins, elle fait de son mieux.

Toujours est-il que les Earth Saviors utiliseront ensuite une machine pour transférer une partie du pouvoir de Kaoru à ses trois amies, leur permettant d'acquérir à leur tour et à tour de rôle la capacité de se transformer en Mighty Ladies.


Téléchargement de superpouvoirs en cours. Veuillez ne pas interrompre la connection.


De gauche à droite: Shielder (Reina), Virginal (Kaoru), Celestia (Miri) et Astral (Haruka).


Vous dansez, mademoiselle?


On s'en serait douté: en Mighty Lady aussi, Reina se la pète.


Et elle en profite pour montrer son cul à toute la ville.


Sérieux, même en civil, elle se la pète!


Il n'y a finalement qu'en femme au foyer qu'elle ne se la pète pas.

La situation se complique cependant quand Haruka découvre que Virus est dirigé par une femme en qui elle reconnaît sa meilleure amie Maria (encore qu'il est assez évident que ces deux là sont bien plus que de simples amies!) qu'elle croyait morte dévorée par un de leurs monstres mais qui a été en réalité infectée par Virus. La seule trace d'humanité qui reste en elle est son amour pour Haruka qui la pousse à la contaminer à son tour pour qu'elle rejoigne son camp. Ce qui fait que si Astral est la Mighty Lady la plus puissante du groupe, elle menace à tout moment de céder à l'influence de Virus et de se retourner contre ses amies.


Le cristal porte-bonheur de Maria va lui apporter bien des malheurs.


Lors de leur première rencontre, Haruka prendra bizarrement plutôt bien le fait de découvrir que Maria la stalkait pour la photographier en cachette.


Mon sens yuri carillonne.


Dis "cheese!"


Après cette séance de pose, Haruka rentre surfer sur internet.


Un petit bisou pour fêter nos retrouvailles?


Rejoins moi et ensemble, nous régnerons sur la Terre.


Pour des raison de fanservice, durant les premiers épisodes, la tenue de Maria se résume à un bikini customisé.


Ajoutons à cela qu'afin de préserver un certain mystère sur son identité, son visage est dans un premier temps caché et la plupart des premiers plans où elle apparaît sont donc cadrés au niveau des nichons.


Un petit ver pour la route?


Ciel, je suis attaquée par une paire de fesses!


Sa tenue évolue cependant rapidement vers quelque chose de plus couvrant et "princier" (sic).


Mais c'est sous sa forme géante qu'elle en montre le moins.


Enfin seules!

À ce stade, vous l'avez sans doute compris si vous suivez mes critiques écrites et/ou vidéos sur la franchise Mighty Lady: Mighty Lady The Series est un remake de Mighty Lady Virginal dans lequel on retrouve les grandes lignes du background ainsi que les personnages de Sakurai, Kaoru, Haruka et Miri (qui est ironiquement la seule des quatre héroïnes (5 en comptant Mai) qui ne pilote jamais de Grandam alors que dans le film original, elle était justement la seule à le piloter!). L'interprète originale de Kaoru joue même les guest stars dans les épisodes 8 et 9 où elle joue le rôle d'une miko (prétresse shintoiste) nommée Toyo que Kaoru et Miri rencontrent lors d'un voyage dans le passé (parce que oui, elles voyagent dans le temps celui de deux épisodes).


Arrête de me jouer du pipeau, Toyo!

Une autre guest star de choix qu'elles croisent lors de leur séjour dans le passé: Seikô Senoo alias Akira Senoo, célèbre interprète de Metalder qui joue ici le rôle d'un tyran local nommé Susanoo.


Il s'est mis une fausse barbe pour ne pas être reconnu.


Mais une fois glabre, il est démasqué.


Le même acteur interprète un général vivant à notre époque. Peut-être son descendant?


Ses archers ne sont peut-être pas assez nombreux pour que leurs flèches fassent écran au soleil ...


... mais elles peuvent atteindre la lune.


Il va se faire engueuler par sa sœur.

Ceux d'entre vous qui sont familiers avec la mythologie japonaise savent que Susanoo est le dieu des tempêtes dans le shintoïsme et Mighty Lady The Series fourmille justement de références à la légende associée à ce Dieu. Ainsi, sa sœur Himiko qui utilise l'énergie solaire pour se transformer en Mighty Lady mais est obligée de s'exiler dans une caverne avant d'être amenée à en sortir grâce à une danse rituelle exécutée par Miri est clairement inspirée d'Amaterasu, déesse du soleil et sœur du Susanoo mythologique.


Enfant du soleil, son destin est sans pareil.


Une fois contaminée par Virus ...


... Himiko se transforme en... Dragoness de Mighty Lady Leopardio?!


Allez, sors de là, Himiko. Arrête de bouder.


Autre point commun avec Mighty Lady Leopardio: le background de miko de Miri.


Il fallait bien que son rêve de devenir danseuse serve dans le scénario.


1800 ans plus tard, Miri fait revenir la tenue d'Himiko à la mode.

D'ailleurs, la première chose que fait Himiko en revenant de son exil est de détrôner son frère pour les exactions qu'il a commise en son absence et ce dernier décide ensuite de se racheter en se rasant la barbe avant de partir terrasser un monstre marin nommé Orochi qui terrorise son village. Une fois encore, il s'agit d'une référence à son homonyme mythologique que les autres dieux avaient chassé du royaume céleste pour ses offenses après lui avoir coupé la barbe et enlevé les ongles et qui se racheta en terrassant un dragon à 8 têtes nommé Yamata No Orochi (c'est sans doute pour cela que l'Orochi de la série a une fâcheuse tendance à survivre à la décapitation).


M'enfin! On n'a pas signé pour un remake de King Kong!


Ah, pardon, si c'est un monstre marin, ça n'a rien à voir.


Ce lac n'est pas assez grand pour nous deux!

Mais le dieu Susanoo est surtout associé aux Trois Trésors Sacrés du Japon: une épée (Kusanagi no tsurugi) conservée au temple Atsuta de Nagoya, un miroir de bronze (Yata no kagami) conservé au grand temple d'Ise dans la préfecture de Mie et un magatama (Yasatani no magatama) conservé au palais impérial Kôkyo à Tokyo. Or, pour pouvoir vaincre Virus, les Mighty Ladies devront récupérer trois artefacts similaires que les Splendaens (la race extraterrestre à laquelle appartient Mighty Lady) ont apporté sur Terre il y a plus de 2000 ans. Kaoru/Virginal récupère ainsi le magatama qui représente la bienveillance et la faculté d'apprendre, Haruka/Astral l'épée qui symbolise la valeur et la faculté de partager et Miri/Celestia le miroir qui incarne la sagesse et la faculté de comprendre. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ces objets inspirent le tokusatsu: c'était déjà le cas avec les trois artefacts dont Zodiac avait besoin pour activer Gaianet dans le dernier arc de la série Guyferd.


Je vais sans doute poser une question idiote, mais si les Splendaens voulaient que les Terriens utilisent ces objets pour combattre Virus ...


... pourquoi en avoir caché un sur la Lune?


Vers l'infini et au-delà!


Un temple grec sur la Lune? On aura tout vu!


Pour quelqu'un qui vit sur notre satellite, Luna devrait s'habiller plus chaudement.


Arrière, tentacule, j'ai pas signé pour du hentai, moi!


Argh! Tuée par un symbole phallique.


Ça va être dur de trouver un concessionnaire dans le coin.


Le miroir renferme une prophétie annonçant les événements de la série. C'est pratique pour le scénario.


Miroir, mon beau miroir …


Balance des lasers sur mes adversaires!


Par le pouvoir du MacGuffin ancestral!

Et puisqu'on parle de Guyferd, une de ses adversaires, Walküre, était interprétée par Nami Hanada qui est une collaboratrice régulière de BPE et qui cumule ici les fonctions d'assistante-réalisatrice, de chorégraphe pour les scènes de combats, de cascadeuse, de costumière pour les épisodes se déroulant dans le passé et de figurante dans l'épisode 3.


Coucou, cameo de cascadeuse!


Elle apparaît aussi dans l'épisode 2 mais c'est vraiment un cas de "don't blink or you'll miss it".

Si Mighty Lady The Series est un remake de Virginal, il prend soin d'en corriger les défauts. Évidemment, sa plus grande durée permet de mieux mettre en place son background et ses personnages dont les relations et personnalités sont mieux développées, les rendant bien plus attachantes que les caricatures enchaînant les mauvaises décisions de l'original. Celles qui en profitent le plus sont Kaoru/Virginal et Haruka/Astral qui sont littéralement au centre de l'intrigue. Le comportement instable d'Haruka est bien mieux introduit et justifié pour en faire un personnage tragique risquant constamment de se retourner contre ses amies tout en étant prête à tous les sacrifices, y compris celui de sa vie, pour anéantir Virus et sauver son amie Maria devenue une méchante malgré elle.


Astral combattra-t-elle jusqu'au bout aux côtés des Mighty Ladies?


Ou bien rejoindra-t-elle le camp du mal?


Astral se retrouve éparpillée façon puzzle.


Heureusement, Maria est fortiche pour les puzzles.


Il n'y a plus qu'à recoller les morceaux au laser.

Et surtout, Mighty Lady The Series possède une vraie conclusion et ne se termine pas sur une fin ouverte après la défaite d'Astral, laquelle ne survient que dans l'épisode 11 à l'issue d'un combat reprenant les grandes lignes de l'original tout en faisant honneur au personnage qui s'y montre plus badass que jamais.


Le jeu des 7 différences.


Il est interdit de nourrir les prisonnières.


L'attaque de la femme de 50 pieds.

Cependant, Mighty Lady The Series ne se contente pas de remaker Virginal et intègre aussi des éléments provenant d'autres volets de la franchise: Sakurai est en réalité Marie X, un personnage qui n'existait pas à l'époque, la croissance accélérée de Kaoru rappelle la scène d'ouverture de Excelio & Astral, Mai Murasaki et Takuto Honda proviennent évidemment de Mighty Lady New Episode, les Earth Saviors, Shielder, Tachibana et Higa (qui sera ici aussi remplacée par une impostrice à la solde de Virus) de Mighty Lady Savers, tandis que Saki utilise le même code couleur que le clone maléfique de Mighty Lady Artemis (Enfin presque car curieusement, c'est Mai qui utilisait ce code couleur tandis que le clone utilisait celui de la Mighty Lady originale).


Mais ne me tue pas, bon sang: je suis l'héroïne de la série!


Allez voir six pieds sous terre si j'y suis!


Kaoru remonte la pente pour livrer le combat final.


Vas-y, Kaoru! On est avec toi!


Bon retour parmi les vivants. Moi, je reste avec maman.


Virus vaincu, Kaoru reprend une existence de lycéenne normale. Du moins, aussi normale qu'on puisse être avec une mère dont on occupe le corps (longue histoire) et un père vivant 1800 ans avant notre ère (toute aussi longue histoire).

Et bien sûr, on retrouve les fétichismes inhérents à la franchise Mighty Lady: les personnages féminins en maillots de bain (j'ai déjà mentionné le bikini de combat de Maria mais Haruka finira par porter la même tenue, tandis que Luna et Marine, deux des trois gynoïdes chargées de protéger les artefacts nécessaires pour vaincre Virus, passent elles-aussi leur temps habillées comme le catalogue printemps-été de La Redoute), les héroïnes recouvertes de poison ou d'acide craché par leurs adversaires quand elles ne sont pas victimes de bondage tentaculaire ou végétal, sans oublier le goût prononcé de BPE pour le vore (J'ai renoncé à compter le nombre de fois où un personnage féminin se fait avaler par un monstre).


Méfiez-vous, car la beauté paisible de cette île est trompeuse.


La faune y est très agressive.


Ainsi que la flore.


Et même les rochers.


Heureusement, on peut compter sur l'hospitalité des autochtones.

Heureusement, BPE n'en oublie pas pour autant de soigner le scénario, profitant du format d'une série de 13 épisode pour mettre en place une intrigue mouvementée se déroulant dans un univers élaboré et cohérent où évoluent des héroïnes attachantes aux personnalités bien définies et dont les nombreux rebondissements et révélations sont préparés suffisamment en amont pour être parfaitement amenés. Les enjeux sérieux et les moments dramatiques que sont les morts de certains personnages ou les destins tragiques de Maria et d'Haruka n'empêche heureusement pas quelques passages humoristiques qui détendent l'atmosphère, notamment à travers la personnalité naïve et exubérante de Kaoru. La série réussit même l'exploit de nous offrir une scène aussi drôle que touchante quand elle retrouve son père qui est quelque peu décontenancé de se découvrir une fille d'une femme avec laquelle il n'a jamais, heu... rien fait pour.


Contrairement aux apparences, Honda n'avait pas été désintégré par un monstre de Virus, mais juste envoyé dans le passé parce que ta gueule, c'est scientifique.


Ciel, mon daddy!


Piquez pas, je me rend!

Mais surtout, la série soigne autant la forme que le fond: les maquettes des villes et des véhicules des Earth Saviors sont de toute beauté, les monstres de Virus ont des designs variés et imaginatifs, les costumes des Mighty Ladies sont superbes et si certaines incrustations laissent à désirer du fait du faible budget, d'autres sont tellement bluffantes que je ne les aurais jamais remarquées sans le making of.


Vous pensez que cette scène a été tournée près d'un lac?


Perdu!


Celle-là, par contre, on n'y croit pas une seconde.


Haruka est en de bonnes mains.


Après toutes ces émotions, nos héroïnes ont bien mérité un peu de repos.



BILAN


Concept = 4,5 / 5
Une version féminine d'Ultraman mixée au mythe de Susanoo. Le fétichisme plus qu'évident de certaines scènes peut cependant rebuter certains spectateurs.



Scénario (Intrigue globale) = 5 / 5
Ironiquement, alors que Mighty Lady Virginal était la création la moins bonne de BPE, ce remake enrichi d'éléments piochés dans les précédents volets de la franchise est une franche réussite dont l'univers est aussi riche que d'une cohérence magistrale.



Scénario (Épisodes) = 4,8 / 5
Chaque épisode développe les personnages et les intrigues de la série tout en multipliant les destinations pour ses héroïnes : dans l'espace, sur la Lune, sur une île inconnue et même dans le passé. (Voir la section épisodes pour plus de détails.)



Héroïnes = 4,6 / 5
Kaoru (5 / 5) et Haruka (5 / 5) sont d'excellents personnages qui sont au centre de l'intrigue et Reina (5 / 5) arrive à être attachante malgré son égoïsme et son arrogance qu'elle apprend à surmonter en liant des amitiés avec ses camarades. Bien que sympathique et utile à l'histoire, Miri (3,4 / 5) souffre de la comparaison avec les trois autres et est donc moins marquante.



Costumes (Mighty Ladies) = 4,5 / 5
Les costumes des trois Mighty Lady principales sont parfaits avec des designs intégrant les objets splendaens auxquels elles sont associées et des détails reflétant leurs personnalités (une couleur rose et des cœurs pour la naïveté et la compassion de Virginal (5 / 5), des couleurs solaires et des manches amples évoquant une tenue de miko pour Celestia (5 / 5), des couleurs sombres et une coiffe avec des ailes de chauve-souris rappelant celle de Maria pour représenter la corruption d'Astral (5 / 5) par Virus). On a également droit à une antique Mighty Lady au design original avec Himiko (5 / 5). Mai (5 / 5) reprend son costume iconique tandis que Shielder et Saki héritent de variantes qui, si elles manquent d'originalité, évoquent d'anciennes productions de BPE tout en ayant du sens: version maléfique de Mighty Lady, Saki (3,6 / 5) porte une version sombre de son costume, tandis que Shielder (3,6 / 5) qui est une Mighty Lady imparfaite en porte une version incomplète.



Costumes (Earth Saviors) = 3,7 / 5
Les uniformes des Earth Saviors (5 / 5) sont superbes et ceux des élèves de la Mighty Lady Academy (5 / 5) très élégants, mais leurs tenues de pilotes (1,1 / 5) sont d'une rare laideur.



Morpheurs = 5 / 5
À la fois simple et original, le cristal que les Mighty Ladies portent sur leur nombril est à la fois leur morpheur, leur source d'énergie et leur principal point faible.



Séquences de transformation = 1,5 / 5
Malgré un effort notable pour qu'elles soient différentes pour chaque Mighty Lady, elles ne sont pas très jolies avec la caméra qui tourne autour des héroïnes qui se transforment devant un fond numérique assez laid.



Personnages réguliers = 4 / 5
Nouvelle version de la gynoïde Marie X qui est un personnage récurrent des productions BPE, Sakurai est un leader efficace que sa nature robotique dote de nombreux gadgets surprenants.



Personnages secondaires = 3,3 / 5
Certains ne sont clairement là que pour étoffer le background de Kaoru (Aoyama, Hiroshi, les orphelins, ses camarades de lycée) ou le personnel des Earth Saviors (Tachibana qui fait double emploi avec Sakurai) mais la série fourmille de personnages mémorables (la famille de Kaoru, les Mamoribitos, Saki, Toyo, Susanoo, Himiko ...).



Ennemi(s) récurrent(s) = 4,5 / 5
Maria est un excellent personnage de victime devenue une méchante malgré elle et on est content qu'elle ait malgré tout droit à un happy end. On regrettera quand même ses deux premières tenues beaucoup trop fanservice.



Monstres de la semaine = 4 / 5
Les monstres de Virus ont des designs variés et inventifs, mais parfois gâchés par des couleurs criardes. (Voir la section Virus pour plus de détails.)



Casting = 3,5 / 5
Dans l'ensemble, les actrices sont bonnes et collent bien à leurs personnages et on a droit à quelques sympathiques guest-stars mais il y a quand même quelques soucis : Kaoru incarnée par la même actrice quand elle n'a que 12 ans (et une scène coupée montrait que les autres pensionnaires de l'orphelinat n'avaient pas changé non plus depuis cette époque) et les coiffures des personnages qui changent d'une scène à l'autre (plus rarement d'un plan à l'autre) à cause du tournage étalé sur une longue période.



Mechas (Véhicules) = 4 / 5
Beaucoup proviennent de productions précédentes (c'est d'ailleurs un vrai bonheur de revoir le superbe vaisseau en CGI de Mighty Lady New Episode) et l'aspect maquette est assez flagrant, mais ils bénéficient tous de très jolis designs.



Mechas (Robots) = 4 / 5
Les Grandams ont un joli design et comme ce sont des cyborgs, leur aspect "actrice dans un costume" est parfaitement justifié.



Quartier général = 3,5 / 5
Vue de l'extérieur, la base des Earth Saviors est superbe. Malheureusement, vue de l'intérieur, le manque de budget est tout de suite plus flagrant.



Combats = 4,5 / 5
Les combats exécutés par les différentes suit-actrices (même pour incarner les monstres, la série n'utilise aucun cascadeur masculin) sont excellents mais ceux en civil, heureusement très rares, sont nettement moins réussis, utilisant un montage surdécoupé pour tenter de masquer le fait que les actrices ne savent pas se battre et sont remplacées par des doublures.



Effets spéciaux = 3 / 5
Malgré un budget modeste, la bonne volonté et le souci de qualité sont indéniables même si les résultats sont inégaux : les maquettes de ville sont soignées mais les autres décors trop épurés et si certaines incrustations ne sont pas crédibles une seule seconde, d'autres sont tellement bluffantes qu'il est impossible de les remarquer sans regarder le making of.



Musique = 3 / 5
Signées 木村 祐士 (Kimura Yûshi), 菊池 英二 (Kikuchi Eiji), 戸田 拓 (Toda Taku) et 秋元 進 (Akimoto Shin), les musiques d'ambiance sont agréables mais peu mémorables et souffrent de la comparaison avec celles, excellentes, des précédentes productions BPE; même si je comprend qu'après 10 ans de bons et loyaux services, ils aient souhaité renouveler la BO de leurs productions.



Générique = 3,6 / 5
De manière logique, le générique de début s'inspire de ceux de certaines séries Ultraman en présentant les différents mechas des Earth Saviors sans montrer les héroïnes. Le choix du groupe Sword Of The Far East pour interpréter les deux génériques peut surprendre tant leur musique au violon peut sembler inadaptée à une ambiance SF. Et pourtant, le morceau choisi pour l'opening, 迎撃 セ ヨ (Geigeki se yo) = Interceptons les, à un côté épique parfaitement approprié et très efficace quand il est utilisé lors des scènes d'action. (4 / 5)


Plus doux et calme est Last Waltz qui accompagne le générique de fin et qui débute toujours lors de la séquence finale de l'épisode. Choix curieux: au lieu de montrer des images en rapport avec la série, le générique est illustré par des extraits d'un concert du groupe. (3,2 / 5)




NOTE FINALE = 15,7 / 20



Toku-Actrice(s) :