Année : 2004
Genre : Ces ninjas, c'est du vent!

Série disponible sur : Amazon, Cdjapan, Yesasia, Yahoo Auctions.
Intermédiaires pour acheter sur Yahoo Auctions : Buyee, Celga, Zenmarket.

26eme série de la franchise Sentai, Ninpû sentai Hurricaneger renoue avec le thème des ninjas, déjà abordé dans Ninja sentai Kakuranger, tout en y adjoignant des éléments de Chôjû sentai Liveman. N'allez cependant pas croire que cette série se contente de copier-coller ses prédécesseuses: elle possède une identité propre et apporte même quelques innovations. Elle est constituée de 51 épisodes appelés "makis" (le terme désigne les rouleaux de parchemins omniprésents dans la mythologie ninja) et se divise en trois arcs dont les transitions sont marquées à chaque fois par la mort d'un des ennemis principaux. Chaque arc voit apparaître de nouveaux personnages récurrents, aussi bien alliés qu'adversaires, quand ils ne sont pas les deux à la fois comme c'est le cas dans la première partie.


Banzai!



PARTIE 1 – Chuuzuubo & les Gôraigers (Maki no 1-19)


Attirés par une des balises qu'ils avaient disséminées à travers l'espace pour localiser "Ça", le secret d'un immense pouvoir que convoite leur chef Tau Zanto, les Jakengers se rendent sur Terre où serait caché ce secret. La première action de ce groupe de ninjas extraterrestres est d'éliminer ceux qui pourraient faire obstacle à leurs projets: les élèves du Ninpûkan, une école secrète formant les ninjas de la Voie Hayate. Le jour de la remise des diplômes, l'école est donc victime d'une attaque surprise au cours de laquelle périssent élèves et professeurs. Seul son directeur Mugensai Hinata échappe au carnage en prenant l'apparence d'un hamster mais il reste piégé sous cette forme à cause d'une erreur d'incantation (Quelque chose me dit qu'ils se sont inspirés de Splinter, le rat mentor des Tortues Ninjas).


Les Jakengers apposent leur avis de démolition sur le Ninpûkan.


Mugensai, le directeur bourru du Ninpûkan (en qui les fans d'Uchû Keiji Gyaban (X-Or) reconnaîtront Ken Nishida, l'interprète de l'infââââââââââme San Doruba).


Le même en mode furry.


Sa nouvelle forme ne l'empêche pas d'avoir son petit chez-lui ...


... ni d'utiliser la technologie moderne ...


... ni de jouer aux cartes ...


... ni de rosser les élèves qui qui lui manquent de respect!

La bonne nouvelle, c'est que trois élèves ont également survécu à l'attaque. La mauvaise, c'est que ce sont les trois plus mauvais éléments de l'école qui n'étaient évidemment pas conviés à la remise des diplômes. Aidés des conseils de leur mentor Mugensai et de l'équipement conçu par sa fille Oboro, les trois cancres deviennent les Hurricanegers pour affronter Tau Zanto et ses généraux, les Sept Lances des Ténèbres qui sont en fait cinq.


Tau Zanto: le seul véritable Human Centipede.


Chuuzuubo, commandant des ninjas organiques.


Son rival Sargain, scientifique du groupe et commandant des ninjas robotiques.


Sargain est en fait un robot piloté par une minuscule créature que l'on voit ici prendre un bain pour ne pas se rouiller.


Le voyant Manmaruba semble être le plus inoffensif du groupe mais les apparences sont trompeuses.


La kunoichi (femme ninja) Furabijo dont la principale fonction est de noter les Jakengers après chaque combat contre les Hurricanegers.


Zéro pointé!


Et enfin, sa consœur, la sexy et narcissique Wendinu.


Sympa, cette planète, on la prend!

En découvrant les Hurricanegers, les fans de Liveman auront une impression de déjà-vu puisque les deux équipes comprennent trois membres qui suivent la même thématique animale (que Liveman avait lui-même reprise à Sun Vulcan): le leader en rouge basé sur un aigle (Yôsuke Shiina alias Hurricane Red), la fille en bleue basée sur un dauphin (Nanami Nono alias Hurricane Blue) et un troisième membre en jaune basé sur un lion (Kôta Bitô alias Hurricane Yellow).


Ce sont ces trois-là qui doivent défendre la Terre? OK, on va préparer le drapeau blanc.


Yôsuke, alias Hurricane Red, le leader impulsif employé comme laveur de vitre.


Nanami, alias Hurricane Blue, qui rêve de devenir chanteuse.


Kôta, alias Hurricane Yellow, qui travaille comme assistant de vie.


Il utilise une doublure pour cacher sa double identité à sa sœur.


Le même en compagnie de sa grand-mère qui ne fait vraiment pas son âge.


Une fois transformés, les Hurricanegers exécutent toujours une chorégraphie de présentation avec voile ou ombrelle.


Une particularité de leurs costumes est de posséder des visières amovibles.


Incognitos.

Même les véhicules des Hurricanegers rappellent ceux des Livemen: un jet évoquant un faucon, un véhicule amphibie en forme de dauphin et un lion mécanique. Et comme pour Liveman, les trois véhicules se combinent pour former un robot géant nommé Senpûjin, lequel est doté de deux fonctions originales. La première est sa capacité de se changer, via une transformation hautement imprÔbable, en une forme plus svelte et agile appelée Senpûjin Hurrier. La deuxième est le Karakuri System, inspiré des gachapons, ces fameux distributeurs de capsules contenant des figurines à collectionner. Les Hurricanegers n'ont qu'à y glisser une de leurs médailles pour que la poitrine de Senpûjin s'ouvre pour libérer une capsule (Karakuri Ball) contenant une arme dont s'équipe le robot.


Grâce à ce schéma explicatif, vous comprendrez mieux le principe.


Tous aux postes de pilotage!


Senpûjin est prêt au combat.


Senpûjin Hurrier fait sa gymnastique matinale.

Inspiration ninja oblige, les Hurricanegers utilisent les techniques classiquement associées au genre: disparition dans une explosion de fumée, course sur l'eau, démultiplication, disparition dans le sol... L'une d'elle, la Danse des Ombres, s'inspire d'un effet de style du cinéma japonais en leur faisant affronter leurs adversaires sous forme d'ombres chinoises derrière un shôji (paroi translucide en papier de riz).


Chef, oui, chef!


Chef, oui, chef!


Super-technique ninja!


Youpi, on a gagné!

Et comme l'existence des Hurricanegers doit rester secrète, Oboro envoie régulièrement ses Kuroko Robots effacer les souvenirs des témoins après chacun de leur combat. On plaindra donc les pauvres citadins qui doivent se demander régulièrement comment la moitié des immeubles de la ville a bien pu s'écrouler.


Ou pourquoi il y a des traces de pattes géantes au milieu de la route.


Ben quoi? Vous n'avez jamais vu un dauphin mécanique géant applaudir des nageoires?


Un restaurant qui danse, non plus?


Pas grave! Regardez-moi dans les yeux et vous oublierez tout ça.

Si dans les premiers épisodes, les Hurricanegers n'ont à se soucier que des Jakengers, ils sont rapidement confrontés à d'autres adversaires: les Gôraigers. Comme les Hurricanegers, Ikkô Kasumi (Kabutoraiger) et son frère Ishû (Kuwagaraiger) sont les seuls survivants d'une école ninja anéantie par les Jakengers, mais ils sont issus de la Voie Ikazuchi qui considère les ninjas de la Voie Hayate comme leurs ennemis héréditaires. Là où les Hurricanegers sont joviaux, insouciants et inexpérimentés, les Gôraigers sont sombres, sérieux et surentrainés et s'avèrent d'autant plus redoutables qu'ils ont accès à une technologie comparable à celle des Hurricanegers et possèdent même leur propre robot géant, Gôraijin.


La rivalité entre les deux écoles remonte à loin.


Les gôraigers sortent de l'ombre.


Le choc des titans mécaniques.


Heu, si je dérange, vous me le dites, hein!


Le premier affrontement se termine en défaveur des Hurricanegers.


Kôta en fait même des cauchemars.


Les rêves de Yôsuke et Nanami sont en revanche plus agréables.

Malgré les tentatives des Hurricanegers pour sympathiser, les Gôraigers persistent à les considérer comme des ennemis mortels, s'alliant même aux Jakengers qui voient en eux les deux Lances des Ténèbres manquantes. Chuuzuubo n'apprécie cependant guère ces deux nouveaux venus, à plus forte raison quand ils n'interviennent pas pour aider son ami Octo Nyûdô qui périt en affrontant les Hurricanegers, et il décide de venger sa mort en téléportant les deux équipes ninjas sur une île déserte pour qu'ils s'y affrontent jusqu'à la mort.


Pendant ce temps, Tau Zanto déclenche une nouvelle ère glaciaire sur la planète.


Ne me demandez pas pourquoi l'île où ont été téléportés nos héros n'est pas affectée.


Y ont également été téléportés un frère et une sœur qui passaient par là, histoire de remplir les quotas d'innocents à protéger

Or, les Gôraigers ont entretemps découvert un enregistrement holographique laissé par leur père et mentor Ikki et ont ainsi appris que ce dernier les destinait à s'affronter dans un combat fratricide. Alors qu'Ikkô est déterminé à respecter la volonté de leur père, allant jusqu'à s'exposer à des vapeurs qui le plongent dans un état de rage meurtrière, Isshû est horrifié et préfère s'allier aux Hurricanegers. Il finit quand même par devoir affronter et vaincre son frère mais refuse de le tuer et les deux se réconcilient, Ikkô s'étant souvenu de leurs liens fraternels en voyant les deux enfants prisonniers avec eux de l'île (Si les quotas d'innocents à protéger se rendent utiles, maintenant!).


Elle a drôlement changé, la Princesse Leia.


Duel fratricide.


Là, c'est fini. Un câlin et on oublie tout.


- C'est encore loin le Japon?
- Tais-toi et nage.

Son stratagème pour éliminer à la fois les Gôraigers et les Hurricanegers ayant échoué à la grande fureur de Tau Zanto, Chuuzuubo tente de les affronter seul, utilisant même un sortilège interdit pour se transformer en un géant contre lequel même Senpûjin et Gôraijin ne sont pas de taille. Il est finalement vaincu et détruit quand Oboro met au point Fûraimaru, un petit guerrier mécanique qui permet de combiner Senpûjin et Gôraijin en un robot unique, Gôraisenpûjin. Cette première victoire contre une des Sept Lances des Ténèbres marque la réconciliation définitive entre Gôraigers et Hurricanegers, ainsi que la fin de la première partie.


Chuuzuubo met les Gôraigers en boîte.


Sa boîte doit être un TARDIS: elle est nettement plus grande à l'intérieur.


RIP Chuuzuubo.

Comme je l'ai dit plus haut, les Hurricanegers rappellent beaucoup Liveman par leur composition, leur thématique et leurs méchas. Et comme pour Liveman, le trio initial des Hurricanegers finit par être rejoint par deux autres membres pilotant des véhicules roulants s'assemblant en un deuxième robot géant, lui-même capable de se combiner au premier pour en former un troisième (Liveman était la première série Sentai à combiner deux robots géants en un seul). Il y a cependant quelques différences, à commencer par le fait que, malgré leur appartenance au genre Sentai, les Gôraigers ont des faux airs avec les Kamen Riders avec leurs motos et leur thématique insectoïde.


Copieurs!


Recopieur!

Ensuite et surtout, les Gôraigers débutent comme des adversaires s'alliant aux ennemis principaux avant de comprendre leur erreur et de rejoindre le camp du bien ... sans pour autant rejoindre les Hurricanegers puisqu'ils préférent rester un groupe indépendant. Un peu comme Dragon Ranger de Zyuranger, à la différence près que dans son cas, toute cette storyline tenait en 6 épisodes alors qu'ici, elle occupe les 19 premiers épisodes de la série.


Oboro, la scientifique de service.


La même en mode Rambo.


Les mains en l'air et tout se passera bien!


Cette plante d'appartement n'était finalement pas une bonne idée.


Métaphore connue: une flèche ...


... on peut la briser.


Alors que trois flèches ...


Heu ... On va peut-être prendre une autre métaphore, finalement.

Cette première partie met en place les personnages principaux de la série et se concentre sur l'évolution des Gôraigers qui débutent comme des adversaires redoutables pour devenir de solides alliés quand ils réalisent l'absurdité de leur rivalité avec les héros. Parallèlement, la série met en place des mystères récurrents qui seront développés dans la partie suivante (Qu'est-ce que "Ça"? Pourquoi les Gôraigers utilisent-ils la même technologie que les Hurricanegers? Qui est ce mystérieux supérieur que Mugensai contacte épisodiquement?).


C'est fou ce que Tau Zanto peut être mauvais perdant, quand même.



PARTIE 2 – Manmaruba & Shurikenger (Maki no 20-37)


Pour remplacer Chuuzuubo, Tau Zanto recrute une sixième Lance des Ténèbres en la personne de Satarakura. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce personnage ne prend vraiment pas la mission des Jakengers au sérieux, enchaînant éclats de rire, blagues et farces douteuses causant la perplexité des Hurricanegers et l'exaspération des Jakengers.


Ce sacripan de Satarakura.


Gene Simmons a appelé: il veut qu'on lui rende sa langue.


Mains en l'air et tout se passera bien!

Et ce ne sont pas les ninjas sous ses ordres qui vont arranger les choses entre leur aspect burlesque et des plans impliquant généralement de transformer les humains en tout et n'importe quoi: en timbres, en ballons, en flacons de parfum, et même en points d'exclamation utilisés pour fabriquer une bombe! (Sérieusement, ils mettent QUOI dans leurs sushis, les scénaristes japonais?)


Je mets les images, sinon vous allez croire que j'invente.


Réalisez-vous la gravité de la situation?


J'ai trop mangé, je suis ballonnée.


Kira Koroone met ses victimes au parfum.


La main au niveau de l'entrejambe, ça fait quand même un peu salace.


Au milieu de tout ça, un homme boîte aux lettres qui s'empiffre de lettres, ça paraît presque sensé.


Les louuuuuuuuuups! Les loups sont entrés dans Tokyo.

Face à ce nouvel adversaire redoutable (pour leur santé mentale), Hurricanegers et Gôraigers peuvent heureusement compter sur un nouvel allié: Shurikenger, un énigmatique ninja utilisant la même technologie qu'eux et pilotant Tenkûjin, un hélicoptère transformable en robot géant. A première vue, Shurikenger ressemble à un mix entre deux personnages de Kakuranger, la précédente série Sentai d'inspiration ninja: Jiraya pour sa manie de s'exprimer dans un mélange d'Anglais et de Japonais, et Ninjaman/Samuraiman pour le côté "deux persos en un". Shurikenger est en effet capable de se changer en Shurikenger Fire Mode en retirant sa veste lestée et en retournant sa visière. Au début, d'ailleurs, il se transforme en disant que "le sceau de la colère est levé", suggérant que comme pour Ninjaman, sa transformation est déclenchée par la colère. Il est néanmoins prouvé par la suite qu'il peut se transformer à volonté.


Shurikenger: ami ou ennemi?


See you later, boys! (sic)


Ben? Il y a trois Tenkûjins, maintenant?


Ah, d'accord, les deux autres sont des copies conçues par Oboro et pilotées par des Kuroko Robots.


Ah, là, là, ces produits de contrefaçon!


Heu ... Oboro? On a eu un petit accrochage.

Mais qui se cache derrière ces deux masques? C'est la question que se posent les Hurricanegers et les Gôraigers qui cherchent en vain à découvrir sa véritable identité. Il faut dire que, pour compliquer les choses, Shurikenger est un maître du déguisement capable de prendre l'apparence de n'importe qui, ce qui causera évidemment de nombreux quiproquos. Un gimmick de la série est que tous les personnages dont Shurikenger prend l'apparence sont joués par des acteurs d'anciennes séries de Sentai dont Shurikenger imite la chorégraphie de transformation quand il doit reprendre sa véritable apparence. Le point d'orgue sera l'épisode où il est incarné par Kenji Ôba, un des acteurs principaux de Battle Fever J et de Denziman mais qui est surtout connu pour avoir été Gyaban (X-Or dans nos contrées). Pour l'occasion, il nous gratifie d'un splendide combat contre le monstre de la semaine avant d'exécuter son célèbre "jôchaku!"


Il suffit de 5 centièmes de seconde à Kenji Ôba pour redevenir Shurikenger. Revoyons la scène au ralenti.


Peuh! Nous aussi, on peut se déguiser!


Kuwagaraiger qui sort d'une cabine téléphonique avec des lunettes? Difficile de ne pas croire à un clin d'œil à Clark Kent!

Cependant, le principal adversaire de cette deuxième partie n'est pas Satarakura mais Manmaruba. Et là, je vous entends vous exclamer en chœur: "Manmaruba? Le devin à la voix stridente ressemblant à une grosse sphère flottante? C'est une blague?" Hé non, ce n'est pas une blague car peu après la mort de Chuuzuubo, Manmaruba s'enferme dans un cocon dont il émerge dès l'épisode suivant sous sa forme adulte. Désormais doté d'un corps humanoïde, il est aussi redoutable pour ses nouveaux talents de combattant que pour sa maîtrise de la magie noire.


Manmaruba fait sa crise d'adolescence...


... durant laquelle il gagne en badasserie.

Désirant se venger de la trahison des Gôraigers, il implante à Kabutoraiger un œuf de scorpion de l'espace qui le tuera en éclosant. Sa victime va donc consacrer les épisodes suivants à chercher un remède à son mal tout en cachant son état aux autres, y compris à son propre frère. Ses camarades finissent cependant par découvrir la vérité et c'est finalement Hurricane Red qui lui fournit le remède au péril de sa vie en se faisant volontairement implanter un autre œuf afin que son organisme puisse fabriquer l'antidote. Peu après sa guérison, Kabutoraiger tue Manmaruba en combat singulier.


Meurs donc, méprisable traître!


Ils sont mourants mais ils se soignent.

Mais Manmaruba avait eu une vision de sa propre mort et avait créé un clone de lui-même pour se réincarner et reprendre sa vengeance, s'attaquant cette fois à tous les proches des Gôraigers, Hurricanegers inclus, à qui il fixe des colliers qui drainent lentement leur énergie vitale. Pour les sauver, les Gôraigers tentent d'affronter Manmaruba mais le combat est interrompu par une pluie de météorites qui donne à Manmaruba une vision de "Ça" et du moyen de l'invoquer, mais qui provoque également sa transformation en un monstre gigantesque et incontrôlable qui avale les Gôraigers, les condamnant à être lentement digérés. Malgré les colliers qui drainent leur énergie, les Hurricanegers parviennent à délivrer les Gôraigers et à détruire Manmaruba à l'aide de Tenraisenpûjin, un robot géant formé par la combinaison de Senpûjin, de Gôraijin, de Tenkûjin et du Tricondor, un appareil volant conçu par Oboro. Manmaruba détruit, ses colliers disparaissent avec lui et ses victimes sont sauvées. Néanmoins, Tau Zanto a eu le temps de lire son esprit et connait désormais la vérité sur "Ça".


A vos marques, prêts?


Partez!


Dis "A".


Je vous préviens: pas question qu'on ressorte par l'autre côté.


Redis "A".


Vous noterez qu'ils n'ont pas réussi à caser Hurricane Dolphin et la tête de Hurricane Lion dans Tenraisenpûjin.


RIP Manmaruba.

Signalons au passage qu'avant de faire leur apparition dans la série, Tenraisenpûjin et le Tricondor sont d'abord apparus dans un film sorti en salle, Shushutto The Movie, dans lequel le Tricondor était le vaisseau de la princesse extraterrestre Laiina. Bien que les fans de la série considèrent généralement ce film comme étant hors-continuité, il n'est pas incompatible avec la série. Il suffit de se dire qu'Oboro a conçu le Tricondor en s'inspirant du vaisseau de Laiina.


Je suis une princesse, alors respect!


Au secours! De vilains bonssinges m'enlèvent!

Cette deuxième partie introduit plus d'humour avec les personnages du bouffon psychopathe Satarakura et du fantasque Shurikenger, mais aussi de la tragédie avec la storyline de Kabutoraiger cherchant un remède au mal qui le condamne à mort (Et qui rappelle à nouveau le cas de Dragon Ranger, mais avec une conclusion heureuse cette fois-ci). Elle introduit également les deux derniers méchas de la série avec Tenraisenpûjin, mais aussi Revolver Mammoth, un char géant contrôlé à distance par un shamisen (un instrument à cordes traditionnel japonais). Cette deuxième partie fait également évoluer les relations entre Gôraigers et Hurricanegers: Hurricane Red gagne progressivement l'estime de Kabutoraiger, puis son amitié après lui avoir sauvé la vie, tandis que Kuwagaraiger et Hurricane Blue débutent une romance platonique qui ne se concrétisera jamais vraiment. On apprend également que le mystérieux supérieur de Mugensai (mais aussi de Shurikenger) se nomme Gozen-Sama mais pour "le" rencontrer enfin, il faudra attendre la troisième partie.


Allez, une petite sieste avant d'attaquer la suite.



PARTIE 3 – Sandaru & Gozen-Sama (Maki no 38-51)


Comme la précédente, cette troisième partie débute avec l'arrivée d'un nouveau Jakenger en la personne de Sandaru qui devient la septième Lance des Ténèbres. Autant Satarakura était un bouffon qui apportait un certain humour décalé au groupe des méchants principaux, autant avec Sandaru, on comprend rapidement qu'on a fini de rire. Car en plus d'être un combattant redoutable, ce dernier est un traître calculateur qui ne sert Tau Zanto que pour mieux pouvoir s'emparer de "Ça" et il n'hésite pas à tuer les autres Jakengers dès qu'ils cessent d'être utiles à ses projets.


Hurricane Blue rêve de devenir une chanteuse célèbre.


Mais bon, vu son public actuel, c'est pas pour tout de suite.


Le coup de foudre!


Tout à coup, une célébrité lui offre des fleurs.


Tout à coup, un camarade lui offre une vache.

Sandaru détient une pierre renfermant la médaille de la Flèche de la Colère, une des deux armes nécessaires pour invoquer "Ça". En absorbant l'énergie de la colère libérée à la faveur des combats entre les Hurricanegers et les Gôraigers, il parvient à libérer la médaille de sa gangue mais pour pouvoir la transformer en l'arme correspondante, il a besoin du Karakuri System de ses ennemis. Quand Sargain réussit à dupliquer ce système, Sandaru le tue et accuse les Hurricanegers du meurtre.


Insérez la musique des Dents de la Mer.


Il va leur falloir un plus grand robot.


Ah, traîtrise!


RIP Sargain.

La deuxième médaille dont Sandaru a besoin, celle de l'Arc de la Lamentation, est en possession de Gozen-Sama dont on découvre enfin la véritable identité. De son vrai nom Kagura, il s'agit d'une très belle femme âgée de plus de 5 siècles (Elle ne fait pas du tout son âge) et la dirigeante de la Voie Ninja de l'Union Spatiale à laquelle appartient Shurikenger (dont on apprendra à la fin de la série qu'il est un ancien apprenti ninja du Ninpûkan qui a renoncé à son identité et à sa forme humaine pour servir Gozen-Sama). Les Voies Hayate et Ikazuchi sont elles-mêmes deux branches de cette voie ayant fait sécession, ce qui explique que les trois utilisent la même technologie, basée sur l'étude de la médaille de l'Arc de la Lamentation.


Après moult tergiversation, Shurikenger accepte de présenter Gozen-Sama aux Hurricanegers.


"C'est ça, Gozen-Sama?" (Réplique authentique)


"Zut à celui qui le lit." (Réplique pas authentique du tout)


Très bien, vous vouliez me voir? Me voici!


Nettoyez-moi tout ça, on a une invitée.

La médaille que convoitent les Jakengers étant scellée dans le front de Gozen-Sama à qui elle confère sa longévité et certains pouvoirs, celle-ci se retrouve traquée par Sandaru et doit se réfugier au quartier général des Hurricanegers à qui elle s'attache progressivement malgré sa nature hautaine. Malheureusement, Sandaru finit par découvrir que l'emprise de Gozen-Sama sur la médaille est affaiblie quand elle éprouve de la tristesse et s'en sert pour la lui arracher. Sans elle pour la maintenir en vie, Gozen-Sama succombe dans les bras de ses alliés et sa mort marque la fin de l'innocence pour nos héros dont le moral et la confiance en eux sont terriblement ébranlés tandis que Shurikenger devient obsédé par la vengeance.


RIP Gozen-Sama.


OUIIIIIIIN!!! C'est trop triste!

A présent qu'il possède l'Arc de la Lamentation et la Flèche de la Colère, Tau Zanto est en mesure d'invoquer "Ça" qui est en réalité un trou noir abritant une entité malfaisante, la Volonté Maléfique. Il espère l'utiliser pour détruire l'univers afin d'en construire un nouveau dont il serait le dieu. Estimant qu'il lui faut une apparence "plus appropriée", il charge Satarakura de collecter de l'énergie vitale nécessaire à sa transformation. A l'aide du Jacuum Gun, Satarakura aspire l'énergie vitale de nombreux humains mais décide de la garder pour lui. Furieux, Tau Zanto charge Sandaru de récupérer le Jacuum Gun, ce qu'il fait après avoir gravement blessé Satarakura. Se sentant trahi, ce dernier entre dans une rage incontrôlable, se transforme en géant et jure d'anéantir aussi bien les Jakengers que leurs ennemis. Shurikenger, lui-même mortellement blessé par Sandaru, utilise alors ses dernières forces pour lancer une attaque suicide avec Tenkûjin qui explose avec son pilote et Satarakura.


Regardez! Dans le ciel! C'est des oiseaux? Des avions?


C'est les Hurricanegers!


Je vous préviens, je vous ai à l'œil!


RIP Shurikenger.

Shurikenger ayant eu le temps de placer une balise sur le Jacuum Gun, Hurricanegers et Gôraigers parviennent à localiser le Centipede, le quartier général des Jakengers, et à le prendre d'assaut mais ils arrivent trop tard: Tau Zanto achève sous leurs yeux sa transformation en un géant humanoïde, provoquant la destruction du Centipede. Armé de l'Arc de la Lamentation et de la Flèche de la Colère, il invoque ensuite "Ça" mais est aussitôt trahi et assassiné par Sandaru qui devient à son tour un géant pour affronter Gôraijin et Senpûjin. Leur ennemi s'avérant trop puissant pour leurs robots, les Gôraigers lancent à leur tour une attaque suicide et font exploser Gôraijin avec lui.


Cap sur le Centipede!


Toc, toc!


On frappe aussi après être entrés.


Finalement, les Jakengers n'avaient pas besoin des Hurricanegers pour détruire leur QG: ils y arrivent très bien tous seuls.


Tau Zanto sort grandi de cette expérience.


Ah, re-traîtrise!

Mais les Hurricanegers n'ont pas le temps de pleurer la mort de leurs camarades car "Ça" apparaît alors dans le ciel sous la forme d'un trou noir et commence à provoquer des catastrophes à travers la planète, Mugensai et Oboro semblant même périr dans la destruction de leur base. Aux commandes de Senpûjin, les Hurricanegers se jettent dans le trou noir pour le détruire de l'intérieur mais la Volonté Maléfique en réchappe en prenant possession du corps gigantesque de Tau Zanto. Ce corps détruit en même temps que Senpûjin, la Volonté Maléfique poursuit malgré tout le combat en prenant l'apparence des Sept Lances des Ténèbres (ce sera d'ailleurs le seul moment de la série où les sept seront réunis) puis d'un Tau Zanto de taille humaine. Rejoints par les Gôraigers qui ont survécu à l'explosion de leur robot, les Hurricanegers réussissent à vaincre leur ennemi sous ses formes successives et à le détruire définitivement.


Ça va pas se passer comme ça, "Ça"!


Aïe! Bobo, la tête!


RIP la Volonté Maléfique.


On a gagné, il ne nous reste plus qu'à prendre la pose pour un plan iconique face à la mer.

Après cette victoire et la reconstruction du Ninpûkan par Mugensai et Oboro qui avaient également survécu, il ne reste plus aux Hurricanegers et aux Gôraigers qu'une dernière tâche à accomplir: un examen de fin d'année consistant à utiliser leurs talents ninjas pour arracher leurs diplômes à Mugensai (qui a entretemps retrouvé sa forme humaine), épreuve qu'ils réussissent haut la main tandis que le générique défile, entrecoupé de séquences montrant nos héros désormais libres d'exercer leurs activités professionnelles à plein-temps.


Ben? T'es plus en hamster, toi?


Ça y est! On a enfin nos diplômes de ninjas! Dommage qu'on ne puisse pas les mettre sur nos CV.

Quand on y regarde bien, le thème principal de Hurricaneger aura autant été les ninjas que l'adolescence et le passage à l'âge adulte symbolisé par la remise des diplômes de l'épilogue. C'est d'autant plus flagrant qu'une des scènes finales fait écho à une des premières scènes de la série, avec les Hurricanegers et les Gôraigers réunis devant une cascade et se partageant un fruit tout en prenant conscience de tous les événements survenus entretemps et qui les auront fait mûrir (La scène est tellement symbolique qu'elle sera reprise dans le film 10 Years After). Les Hurricanegers, au départ innocents et insouciants, auront appris à surmonter leur inexpérience et leurs peurs pour faire face à des responsabilités auxquelles ils n'étaient pas préparés, aidés en cela par un père (Mugensai) et une mère (Oboro) de substitution (Oboro, qui est pourtant adulte, a même droit à un conflit de génération avec son père Mugensai dans l'épisode 12). Inversement, les Gôraigers auront été amenés à remettre en question l'enseignement de leur père et à s'affranchir de son influence. Pour les deux groupes, la mort de Gozen-Sama, qu'ils n'ont pas pu empêcher et qui représente leur premier échec, aura marqué la fin de l'innocence en les faisant prendre conscience de leur propre faillibilité.


Le respect dû aux sbires, Wendinu s'assoit dessus!


Elle se lance dans l'enseignement.


Comme pour Cutie Honey, sa transformation passe par la case "à poil".


Ça va chauffer!


Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens un peu éteinte.


Non! Un maquillage ridicule! Ma faiblesse secrète!


Elle lui met un vent.


Elle est amoureuse-heu! Elle est amoureuse-heu!


Le passé de mauvaise élève de Furabijo.


Pas folle, la guêpe!


Le saviez-vous? Furabijo a un jour conçu son propre robot.


Et elle a enregistré un duo avec Hurricane Blue.


Et les deux ont ... Heu ... D'accord, j'ai tendance à voir du yuri partout, mais vous avouerez...


ALERTE FANSERVICE! ALERTE FANSERVICE!


N'oublions pas notre public féminin.

L'arrivée de Sandaru rend cette troisième et dernière partie nettement plus sombre et sérieuse que les deux précédentes. A ce titre, le passage où il cause la mort de Satarakura et de Shurinkenger, les deux personnages humoristiques introduits dans la deuxième partie, est hautement symbolique. L'humour n'est pas complètement absent pour autant - l'épisode 46 est même le plus drôle de toute la série - accentuant d'autant plus la noirceur des épisodes suivants qui voient périr les proches des héros les uns après les autres, même si la plupart d'entre eux se révéleront finalement pas si morts que ça: les Gôraigers réapparaissent après la destruction de leur robot, Mugensai et Oboro émergent indemnes des décombres de leur QG, et même la mort de Shurikenger est sujette à caution puisque dans la dernière scène de la série, nos héros entrent dans un restaurant où ils ont la surprise de retrouver la plupart des personnes dont il avait pris l'apparence et quand l'un des serveurs laisse échapper une exclamation en Anglais, ils se lancent à sa poursuite en le prenant pour leur camarade.


Laissant les autres clients se demander ce qu'ils leur voulaient, ces cinq-là? (Notez que l'un d'eux tient un objet sphérique évoquant la Shuriken Ball qui permet à Shurikenger de changer d'apparence)



Autres apparitions


En plus de leur série principale, les Hurricanegers ont également eu droit à un film diffusé en salle (Shushutto The Movie) et à un crossover avec Gao Ranger, puis avec Abaranger (dans lequel on découvre que Wendinu, Furabijo et Shurikenger sont toujours vivants, mais les crossovers entre séries Sentai sont généralement considérés hors continuité). Hurricane Blue et Furabijo participent également au crossover Boukenger VS Super-Sentai en 2006. Plus surprenant: Wendinu et Furabijo apparaissent vivantes et en civil dans une brève scène du film Dekaranger : Full Blast Action en 2004. Et ce n'est pas juste un cameo des deux actrices: les crédits du générique de fin précisent qu'il s'agit bien de Furabijo et Wendinu!


A noter que Wendinu et Furabijo réapparaissaient déjà dans le générique de fin du dernier épisode, parmi le public assistant à un concert de Hurricane Blue.


Mais où est-ce qu'on est, nous?


J'ai trouvé! On est sur Arrakis!


Chargez!


Après la cavalerie, l'aviation!

Enfin, après un retour de l'équipe dans les épisodes 25 et 26 de Gokaiger en 2011, la Toei réalise en 2013 un véritable fantasme de fan en réunissant la quasi-totalité du casting pour un film logiquement intitulé Hurricaneger : 10 Years After se déroulant, comme son nom l'indique, 10 ans après la fin de la série. On y retrouve Hurricane Red devenu globe-trotter humanitaire, Hurricane Yellow marié et père de deux enfants, Hurricane Blue poursuivant sa carrière de chanteuse, Kuwagaraiger devenu un séducteur invétéré (Lui et Hurricane Bue formaient pourtant un si charmant couple!) et Kabutoraiger ayant rejoint le boys band Junretsu (dont fait réellement partie l'acteur qui joue son rôle). Même l'interprète de Gozen-Sama a droit à un petit rôle grâce à la bonne vieille astuce du membre de la même famille qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. En revanche, si Wendinu et Furabijo sont bien vivantes et toujours aussi sournoises, Shurikenger est toujours considéré comme décédé mais son identité est reprise par Tenkai, un enfant né de l'énergie positive engendrée par la destruction de la Volonté Maléfique et adopté par Hurricane Red. Il va sans dire que ce film anniversaire est un incontournable pour les fans de la série!


Ils ont même ramené l'impresario fantasque de Hurricane Blue.


Les Hurricanegers affrontent les Magerappas déguisés en héros de films de sabre.


Tandis que les Gôraigers les affrontent ... dans un duel de danse!


Cette chronique est maintenant terminée. A vous les studios.



BILAN


Concept = 5 / 5
Désirant clairement surfer sur la popularité de Naruto dont l'adaptation animée débutera un peu plus tard la même année, Hurricaneger renoue avec le mélange ninjas + sentai 8 ans après Kakuranger et innove en mettant en scène trois factions de héros au lieu d'une seule.



Scénario (Intrigue globale) = 5 / 5
Bénéficiant d'une mythologie aussi élaborée que parfaitement cohérente qu'on découvre au fil des épisodes, la série fourmille d'intrigues et de mystères récurrents passionnants (l'identité de Gozen-Sama, celle de Shurikenger, la nature de "Ça", les manigances de Sargain, la maladie de Kabutoraiger, l'inimitié entre Hurricanegers et Gôraigers qui évolue progressivement en une solide amitié) et traite autant de ninjas que du passage à l'âge adulte.



Scénario (Episodes) = 4,2 / 5
De très bons épisodes aussi à l'aise dans les moments comiques que dans ceux plus tragiques et qui sont riches en références à la culture traditionnelle japonaise. (Voir la section épisodes pour plus de détails)



Héros = 5 / 5
On a un parfait contraste entre les Hurricanegers, ninjas novices et maladroits qui compensent leur inexpérience par un optimisme à toute épreuve, et les Gôraigers, sérieux et efficaces, tandis que Shurikenger est un personnage original et haut en couleur.



Costumes = 5 / 5
Très réussis et nettement plus élaborés que ceux des séries précédentes, ils représentent une parfaite version Sentai des tenues que l'imaginaire collectif associe aux ninjas. Les designers ont même réussi à créer une certaine cohérence visuelle entre les uniformes des six héros tout en donnant sa propre identité à chacune des trois factions. On sent bien l'inspiration de la veste Naruto pour celles qu'ils portent quand ils sont en civil.



Armes = 4,6 / 5
Les armes principales sont des armes traditionnelles de ninja dotées de transformations originales (les sabres Hayatemaru des Hurricanegers deviennent des fusils et les Ikazuchimarus des Gôraigers peuvent se changer en croix et en bouclier tandis que le Shuriken Zubat de Shurikenger est autant un sabre qu'une batte de baseball ou un microphone) ou reprenant les motifs de leurs emblèmes (les shurikens). Pour les autres armes, les auteurs se sont faits plaisir avec tout un arsenal d'armes à l'aspect d'animaux cartoonesques (à part les gadgets des Gôraigers, afin de respecter leur côté sérieux) et le concept très original des Karakuri Balls. Je suis cependant au regret de devoir baisser la note à cause du Karakuri Manto et du Karakuri Stamp qui sont complètement hors-sujet par rapport aux autres armes.



Morpheurs = 5 / 5
Cette série marque un bref retour des bracelets après une première utilisation des téléphones portables dans la série précédente, Gao Ranger. Chaque faction de ninjas possède son propre morpheur, tous très réussis dans leurs designs. Et si ceux des Hurricanegers ne se distinguent que par la médaille colorée reprenant le symbole de son utilisateur, chaque Gôraiger en possède un personnalisé à l'effigie de son insecte totem tandis que Shurikenger utilise une très originale balle de baseball à l'aspect hi-tech.



Séquences de transformation = 4 / 5
Qui dit trois factions de héros dit trois séquences de transformations adaptés aux spécificités de chacune. Celle des Hurricanegers évoque un vent tourbillonnant et celle des Gôraigers utilise la foudre tandis que shurikenger reproduit à chaque fois la chorégraphie de l'ancien acteur de Sentai dont il a pris l'apparence.



Personnages réguliers = 4,6 / 5
Mugensai (5 / 5) et Oboro (5 / 5) constituent des figures paternelle et maternelle hautes en couleur pour nos héros, permettant même d'évoquer le thème du conflit de génération dans certains épisodes. Gosen-Sama (5 / 5) se révèle vite attachante derrière son apparence hautaine. Enfin, les employeurs exubérants de Yôsuke et Nanami, Kanae Tsukumo (4 / 5) et Futoshi Haze (4 / 5), apportent une certaine dose de fun, même s'ils sont relativement peu présents.



Personnages secondaires = 4,2 / 5
C'est évidemment un plaisir de revoir d'anciens acteurs de Sentai dans le rôle des personnes dont Shurikenger prend l'apparence, même si certains sont surtout là pour le fanservice et ne jouent pas vraiment de rôle dans l'histoire ni n'ont de personnalité marquante. Pour le reste, la série comporte de nombreux personnages secondaires sympathiques dont certains jouent un rôle dans la thématique de l'épisode où ils apparaissent (la jeune fille se sentant délaissée par ses parents qui recueille Mugensai après sa dispute avec sa fille, le frère et la sœur qui assistent au combat fratricide des Gôraigers ...).



Ennemi(s) récurrent(s) = 4,8 / 5
Tau Zanto, les 7 Lances des Ténèbres et les Magerappas sont tous mémorables pour leur design et leurs personnalités. Tous méritent donc (5 / 5) à l'exception de Chuuzuubo (3,2 / 5) qui semble un peu faible en comparaison des autres, sans doute parce qu'en tant que premier ennemi principal à mourir, il est celui qui a le moins de temps de présence avec Sandaru qui, lui, se démarque par sa sournoiserie et son nombre de victimes.



Monstres de la semaine = 3,8 / 5
Ils sont divisés en quatre clans qui ont chacun leur propre identité visuelle: tenues évoquant des figures du Japon médiéval pour ceux de Chuuzuubo, robots parfois cartoonesques pour ceux de Sargain, aspect baroque et burlesque pour ceux de Satarakura et monstres inquiétants pour ceux de Sandaru. (Voir la section Jakengers pour plus de détails)



Casting = 5 / 5
Tous les acteurs sont excellents et parfaits dans leurs rôles. Et encore une fois, c'est un plaisir de retrouver des acteurs des séries précédentes.



Combats = 4,5 / 5
On retrouve bien l'esprit des histoires de ninja dans les techniques utilisées par nos héros, celle de la danse des ombres reprenant même le célèbre visuel des combats vus en ombre chinoise à travers un paravent souvent utilisé dans les films de sabre. Malgré leur grande variété, les attaques finales sont cependant assez basiques et on retient surtout le Breakdown des Hurricanegers pour son aspect cartoonesque et le Bunshin Maboroshi Giri de Senpûjin pour sa cinématique élaborée.



Méchas (Véhicules) = 4 / 5
Les Shinobi Machines sont toutes excellentes avec une réelle caractérisation visuelle pour chaque camp: Hurricane Hawk (4,5 / 5), Hurricane Dolphin (4,5 / 5) et Hurricane Lion (4,5 / 5) des Hurricanegers, mais aussi Tenkûjin (5 / 5) et Revolver Mammoth (4,5 / 5) de Shurikenger ont un aspect animalier et des couleurs vives en accord avec les personnalités funs et positives de leurs pilotes, tandis que Gôrai Beetle (5 / 5) et Gôrai Stag (5 / 5) des sombres et sérieux Gôraigers sont des chars menaçants aux couleurs sombres. J'ai cependant dû baisser les notes pour les véhicules des Hurricanegers et Revolver Mammoth dont les cinématiques de décollage n'ont aucun sens entre les premiers qui prennent la place de véhicules occupés par de nombreux passagers (Ces véhicules les remplacent donc dans le hangar? Ou alors ce sont des illusions?) et le deuxième dont on se demande comment on a pu le dissimuler entre quatre immeubles rétractables dans le sol sans que personne ne le remarque (Hé oui, que voulez-vous, ma suspension d'incrédulité à ses limites). Concernant les autres véhicules, les Hurricane Wingers (3 / 5) des Hurricanegers sont de simples deltaplanes qui tranchent un peu avec le côté hi-tech du reste de leur équipement mais qui collent finalement bien avec le thème du vent qui caractérise leur équipe, tandis que les Bari Thunders (4 / 5) des Gôraigers sont de jolies motos décorées de motifs en éclair.



Méchas (Robots) = 4,7 / 5
Rien à redire sur Senpûjin (5 / 5) et Gôraijin (5 / 5) qui sont très réussis avec des visages évoquant des masques de ninja. En revanche, si Tenkûjin (4,5 / 5) possède un excellent design évoquant un receveur de baseball, je dois baisser sa note car en matérialisant ses Karakuri Balls devant lui au lieu de les libérer d'un compartiment sur sa poitrine, il ne respecte pas la règle établie par les autres robots de la série. Gôraisenpûjin (4,5 / 5) et Tenraisenpûjin (4,5 / 5) sont également superbes, avec des casques évoquant ceux de guerriers du japon féodal mais ne respectent pas la règle des robots combinés en excluant certains éléments de leurs composants (la tête de Hurricane Dolphin pour Gôraisenpûjin, celle de Hurricane Lion et Hurricane Dolphin pour Tenraisenpûjin).



Base(s) d'opération = 3 / 5
Grossièrement aménagé dans une simple grotte, le quartier général des Hurricanegers (1 / 5) manque cruellement de personnalité, à l'exception des peluches et de l'aigle empaillé qui évoquent leurs totems. Inversement, celui des Jakengers (5 / 5) évoquant un palais féodal au sommet d'une montagne impossible à escalader est une réussite.



Effets spéciaux = 4,8 / 5
D'un excellent niveau. On regrettera quand même les couleurs criardes de certaines attaques finales.



Musique = 5 / 5
Avec des sonorités à la fois modernes et rappelant celles du Japon féodal et des films de sabre, les compositions de 三宅 一徳 (Miyake Kazunori) sont excellentes et les chansons interprétées par Nanami Nono / Nao Nagasawa sont très agréables à l'oreille.



Génériques = 4,3 / 5
Interprétée par 高取 ヒデアキ (Takatori Hideaki), ハリケンジャー 参上! (Hurricaneger sanjô!) = Voici les Hurricanegers! est, à l'image des héros de la série, enjouée et dynamique. La première version du générique de début comporte quelques bons visuels comme le titre qui se forme par l'assemblage de caractères emportés par le vent ou les emblèmes des héros qui deviennent leurs silhouettes en ombres chinoises. Afin de préserver le mystère sur les Gôraigers, celui des premiers épisodes les montre uniquement en silhouettes, puis casqués dans celui du 7 qui est le premier où on les voit clairement, leurs vrais visages n'apparaissant qu'à partir de celui du 8, après qu'ils aient été dévoilés dans la série.


Après la mort de Chuuzuubo dans l'épisode 19, le générique change progressivement pour aboutir à sa deuxième version à partir du 24: les Gôraigers sont désormais crédités en tant que héros (les transformations des logos en silhouettes sont cependant supprimés pour permettre leur intégration), Oboro et Mugensai ont droit à une nouvelle cinématique nettement plus réussie, une séquence supplémentaire montre les héros lancer leurs emblèmes en direction des Jakengers dont on voit ensuite la séquence de présentation où, évidemment, Chuuzuubo est remplacé par Satarakura et Manamaruba par sa forme adulte.


La présentation des Jakengers connaîtra deux autres changements majeurs: à partir de l'épisode 39, Manmaruba, décédé, est remplacé par Sandaru ...


... et quand Sargain meurt à son tour, il est remplacé par un Magerappa à partir de l'épisode 44. Pour finir, signalons que le générique de l'épisode 50 est le seul à montrer les 7 Lances des Ténèbres au complet, mais sans le plan final montrant l'équipe au complet. (4,6 / 5)


Après une brève fiche présentant l'adversaire du jour sous forme de parchemin, on enchaîne sur le générique de fin où l'euphorisant いま 風 の なか で (Ima kaze no naka de) = Maintenant au cœur du vent de 影山 ヒロノブ (Kageyama Hironobu) accompagne des images des Hurricanegers faisant du deltaplane et quelques extraits de l'épisode. (4 / 5)




NOTE FINALE = 18,1 / 20



Toku-Actrice(s) :