Année : 1996
Genre : Que le ki soit avec toi!
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Même s'il est moins productif que Toei ou Tsuburaya en la matière, Toho aura souvent essayé d'exploiter le filon des superhéros en reprenant les recettes de ses concurrents: les kyodai heroes avec Megaloman, les metal heroes avec Cybercop ou les Sentais avec la trilogie des Chôseishins. C'est ainsi qu'en 1996, la compagnie créa Guyferd dont le titre comportait déjà les kanjis 星 (sei) et 神 (shin) qu'on retrouverait plus tard dans les Chôseishins (超星神), tandis que les origines du héros rappellaient énormément celles du premier Kamen Rider, ce qui n'empêche pas ce superhéros karatéka aux pouvoirs basés sur le ki d'avoir sa propre identité dans cette série divisée en trois arcs caractérisés chacun par une famille d'adversaires et un boss final différents.


Tenue correcte exigée.



PARTIE 1 – Mr Bycross et les Mutians (Episodes 1-8)


Gô Kazama et son frère aîné Masato sont deux maîtres d'une forme de karaté appelée Kennôryû (style du poing roi) mais qui ont suivi des voies différentes: alors que Masato est resté au Japon où il est devenu un champion d'arts martiaux avant de diriger son propre dojo, son frère Gô a préféré renoncer aux compétitions pour parcourir le monde. Cinq ans après son départ, Gô retourne au Japon en apprenant la disparition de Masato et découvre qu'il a été remplacé à la tête de son dojo par le brutal Taki qu'il s'empresse de ridiculiser devant ses élèves, dont deux amis de Masato: Rei Kujô et son frère Yû.


Salut, c'est moi le héros!


C'est ça, et moi je suis le méchant!


Et nous, on est le quota de personnages auxquels s'identifieront les jeunes spectateurs.


Et on aide le héros parce que son frère disparu était notre professeur de karaté et notre ami.

On apprend par la suite que Masato a été enlevé par Crown, une organisation que le grand public connaît comme une association de recherche scientifique mais dont le véritable but est d'utiliser ses découvertes pour conquérir le monde. Dans ce but, son directeur, Bycross, cherche à créer une armée de surhommes, un projet qui met en compétition deux scientifiques rivaux: Minô et Megumi Shion. Le premier a mis au point un modèle de soldat cybernétique baptisé "Guyborg" tandis que la seconde veut utiliser Fallah, un parasite d'origine extraterrestre, pour créer une armée de monstres appelés Mutians.


Crown : Faites-nous confiaaaaaance.


Même les organisations maléfiques doivent vivre avec leur temps: Crown possède sa propre boîte mail.


Même quand tout explose autour d'eux, Minô et Shion ne peuvent s'empêcher de se disputer.

Etant donné que seuls des individus dotés de capacités physiques exceptionnelles peuvent survivre à une transformation en Guyborg ou en Mutian, Crown enlève des champions de sports de combat pour constituer son armée. Apprenant le retour de Gô au Japon, Crown le capture avec l'aide du vindicatif Taki ... qu'ils en profitent pour enlever également. Gô est transformé en Guyborg tandis que Taki est infecté par Fallah et devient un monstre appelé Jaax.


En principe, Fallah transforme la personne infectée en Mutian doté de capacités surhumaines...


... mais des fois, ça rate.


Jaax, très élégant dans son slip de bain.


Les Mutians sont des êtres bien singuliers.

Malheureusement pour Crown, Jaax échappe à leur contrôle et détruit leur base, permettant à Gô de s'évader en compagnie d'un autre prisonnier, Shiroishi, un scientifique qui étudiait Fallah pour le compte de Crown avant de découvrir leurs véritables intentions et dont Shion a utilisé les travaux pour créer les Mutians. Ce que Crown ignorait, c'est que Gô avait été autrefois exposé à Fallah mais était parvenu à juguler le parasite dont la combinaison avec son corps cybernétique lui donne la capacité de se transformer en Guyferd.


J'étais venu délivrer mon frère et je repars avec un sidekick comique.

S'il peine d'abord à contrôler ses nouveaux pouvoirs, la recherche de son frère disparu amène Gô à rencontrer le mentor de ce dernier, Jimei, le véritable maître du Kennôryû, qui lui explique que les pouvoirs de Guyferd dérivent de l'utilisation de sept kis correspondant chacun à un élément: feu, air, terre, eau, métal, bois et étoile, ce qui rappelle d'ailleurs un peu Rainbowman, un des tous premiers superhéros de la firme. Pour (beaucoup) simplifier, le ki (également écrit "qi" ou "chi") est un concept sino-japonais comparable à celui de la Force dans Star Wars et qu'on peut traduire par "souffle-énergie". Grâce à l'entraînement de Jimei, Gô apprend rapidement à maîtriser ses pouvoirs et devient capable de se transformer en Guyferd à volonté.


Formation accélérée pour superhéros japonais ...


... avec la traditionnelle séance de méditation sous la cascade.


On ne lui a jamais dit que ce n'était pas correct d'espionner les garçons sous la douche?

Comme je l'ai dit en introduction, les origines de Guyferd sont très largement inspirées de celles du premier Kamen Rider, Crown remplaçant Shocker. Et il faut malheureusement reconnaître que cette organisation criminelle a l'air terriblement banale. Certes, les designs des Mutians sont très réussis mais les autres membres de l'organisation se contentent d'uniformes d'inspiration militaire à l'exception de Bycross dont le costume de supervilain jure donc énormément avec ceux des autres. Il aurait peut-être mieux fait de conserver la tenue d'homme d'affaire qu'il arborait dans sa toute première scène. De même, les Guyborgs sont très réussis avec leurs armures hi-techs mais ils sont rapidement remplacés par les Fangs au look considérablement moins élaboré.


Que Bycross arrive à se faire respecter de ses hommes en s'habillant ainsi constitue un véritable tour de force.


Si les Guyborgs ont un look très réussi ...


... on ne peut pas en dire autant des Fangs et de leur cosplay fauché de Phantom of the Paradise.


Existent aussi en modèle mannequin.


Crown emploie aussi des vigiles normaux qui, bien qu'armés ...


... s'obstinent à affronter les intrus au corps à corps.

Gô va consacrer le premier arc de la série à rechercher son frère tout en luttant contre les sinistres projets de Crown avec l'aide de Shiroishi, qui remplit la double fonction de scientifique et de faire-valoir comique, mais aussi de Rei et de Yû. On pourrait s'attendre à ce que ces deux jeunes alliés à qui il s'efforce de cacher sa double identité soient uniquement là pour remplir les quotas d'innocents à protéger, mais tous d'eux se révèlent être une aide indispensable grâce à leurs talents de combattants amplifiés par les Power Accelerators conçus par Shiroishi, ainsi qu'aux dons de Yû pour l'électronique et l'informatique. Et même s'il arrive fréquemment au benjamin Yû de se faire enlever, il s'en sort la plupart du temps par ses propres moyens.


Shiroishi, Rei et Yû: des alliés de poids dans la lutte contre Crown.


Petits, mais costauds.


Surtout avec les Power Accelerators.


Comme pour Steve Austin, on nous montre que Rei court à supervitesse en la filmant au ralenti. Il ne manque plus que les "tikitikitikiti!"

On notera au passage que les acteurs Shôichiro Akaboshi (Shiroishi) et Asuka Shimizu (Rei) reviendront 7 ans plus tard dans une autre série de la Toho, Gransazer, dans laquelle ils incarneront Horiguchi et son assistante Mika Shidô / Mithras dont le caractère de tsundere est assez proche de celui de Rei. Dommage que Yamato Tachikawa (Yû) n'y joue pas son frère Kohei / Lion, le tableau aurait été complet. Sans compter que Gô a quelques points communs avec Naoto Matsuzaka / Tawlon qui est, comme lui, un globe-trotter avec un passé de champion d'arts martiaux et possède même un look similaire.


Au début de la série, les relations entre Gô et Rei ne sont vraiment pas au beau fixe.


Les scénaristes trouveront même à deux reprises un prétexte pour les faire s'affronter.

Après que Guyferd ait déjoué plusieurs de ses plans, Bycross décide de se transformer lui-même en Mutian pour l'affronter, sans grand succès. Mais alors que Guyferd va lui porter le coup de grâce, il en est empêché par Deathferd, un combattant de Crown doté des mêmes pouvoirs que lui. Etant donné que Deathferd apparaît en même temps que Gô retrouve enfin son frère Masato, le spectateur n'a aucun mal à deviner sa véritable identité.


Avec Fallah, Bycross a mis un tigre dans son moteur.

Alors qu'elle répare le plastron de Bycross, endommagé lors du combat, Shion est contacté par un certain Zodiac qui lui révèle être le véritable leader de Crown. Sur son ordre, elle tue tous les membres de l'organisation avant de piéger la base à l'explosif. Mais alors qu'elle s'enfuit, elle est repérée par Shiroishi et tombe d'une falaise en tentant de lui échapper.


Mr Bycross n'est pas là. Je peux prendre un message?


Capturée par le sidekick comique de la série? Ce serait trop humiliant!


Cette cascade de Shion est assurée par un mannequin en mousse.

Pendant ce temps, Guyferd triomphe de Bycross avant de se retrouver face à son frère qui lui révèle être Deathferd. Il s'avère que Masato a toujours éprouvé un mélange d'admiration et de jalousie pour son frère et ne lui a pas pardonné d'avoir refusé de participer au tournoi qui leur aurait permis de savoir lequel des deux était le plus fort. Guyferd et Deathferd s'affrontent ensuite dans un combat fratricide où aucun des deux ne parvient à prendre l'avantage. Dépité, Masato se réfugie dans la base de Crown juste avant que les bombes placées par Shion ne la fassent exploser.


La trahison de son frère lui brise le cœur.


Affrontement fratricide.

La conclusion de cette première partie ressemble presque à celle de la série, tant elle résout toutes les intrigues: Crown est détruit, tous ses membres sont morts, Gô a retrouvé son frère pour le perdre aussitôt après, et même Rei et Yû ont finalement découvert qu'il était Guyferd. Mais cette conclusion apprend également au spectateur que Bycross n'était pas le véritable leader de Crown et que derrière lui se cache le mystérieux Zodiac. Une révélation qui constitue un twist de taille mais pas complètement imprévu, une remarque de Bycross deux épisodes plus tôt suggérant déjà qu'il avait des comptes à rendre à un supérieur. Et donc, alors que nos héros croient en avoir définitivement fini avec Crown, le spectateur sait que de nouveaux adversaires les attendent dans la deuxième partie.


Je me disais aussi: une série de seulement huit épisodes ...



PARTIE 2 – Metal Master et les Metalferds (Episode 9-16)


Alors que Gô, anéanti par la mort de son frère, erre sans but en ville, il a la surprise de reconnaître Shion parmi les passants. Et là, on se dit qu'il a vraiment des capacités de physionomiste surhumaines car il la voit de loin et de profil alors qu'elle porte une cape, un chapeau à large bord et une nouvelle coiffure qui lui cache la moitié du visage.


Et il la reconnaît quand même tout de suite.

Et il s'agit effectivement de Shion. Ou plutôt de Metal Shion puisqu'après sa chute, elle a été transformée en cyborg par Metal Master qui remplace Bycross comme commandant en second de Crown tandis que Zodiac continue de diriger l'organisation dans l'ombre. Comme si tout cela ne constituait pas assez de mauvaises nouvelles comme ça, Crown est également parvenu à reproduire les conditions qui ont transformé Gô et Masato en Guyferd et Deathferd, créant une nouvelle génération de monstres plus puissants que les Mutians: les Metalferds.


L'attaque des clones.


J'ai trouvé le vrai!

Cette fois, le plan de Crown consiste à construire des missiles destinés à répandre Fallah dans l'atmosphère et infecter ainsi toute la planète, les rares survivants devenant une race de surhommes dirigée par Zodiac. Ironiquement, une substance dont Metal Master a besoin pour mener ce plan à bien a été découverte par un scientifique qui, dix ans plus tôt, avait mis au point un médicament expérimental responsable de la mort de 198 personnes, dont la mère de Shion. Chargée de s'emparer de sa découverte, Metal Shion veut en profiter pour se venger mais alors que Guyferd tente de la raisonner, elle est abattue par le scientifique.


L'apocalypse selon Zodiac.


Ma vengeance sera terriiiiible!!!


Je l'avais bien dit que ma vengeance serait terriiiiible!!!


Telle est descendue qui croyait descendre.


Zut! Pour une fois que le spectateur souhaitait que la méchante gagne.

Peu après, le corps de Shion disparaît de la morgue, volé par Metal Master qui greffe son cerveau à l'ordinateur commandant le compte à rebours des missiles. Guyferd et ses alliés parviennent à localiser la base de Metal Master et à le vaincre mais ils ne peuvent arrêter le compte à rebours, l'ordinateur étant protégé par un champ de force. Contre toute attente, ils sont aidés par Shion elle-même qui coupe le champ de force, permettant à Guyferd de détruire l'ordinateur ainsi que les missiles et leur sinistre contenu.


Même à la morgue, il n'y a pas moyen de reposer en paix.


J'ai toujours su que Shion était le cerveau de l'organisation.

Dans cette deuxième partie, Crown se rapproche des organisations criminelles classiques de tokusatsu avec un leader (Zodiac), un dragon (Metal Master) et une sexy-méchante (Metal Shion). Zodiac conserve son mystère, ne s'adressant à ses seconds que par l'intermédiaire d'une sculpture, mais c'est dans cette partie que l'on apprend ses origines ainsi que les circonstances dans lesquelles Gô a été exposé à Fallah lors d'un voyage au Pérou. A ses côtés, Metal Master est malheureusement un adversaire récurrent bien fade, à la personnalité transparente et au look particulièrement cliché: un squelette en armure médiévale sorti tout droit d'une maison hantée de parc d'attraction!


Tu sais ce qu'il te dit, l'échappé de maison hantée?


Guyferd se tient debout sur mon épée? C'est de la triche: Il respecte pas les lois de la physique, m'sieur l'arbitre!

En revanche, celle qui bénéficie vraiment de cette deuxième partie est Shion. Relookée en une cyborg aussi sexy que badass et prenant désormais une part active dans les combats, elle acquiert même une dimension tragique quand on apprend le drame de la perte de sa mère. Hélas, c'est pour la voir ensuite périr d'une simple balle de revolver tirée par un personnage secondaire hautement antipathique, ce qui constitue quand même une fin un peu frustrante, bien que logique, pour une des adversaires principales de la série. Heureusement, les scénaristes se rachètent dès l'épisode suivant en lui offrant une rédemption sous forme de sacrifice. Ironiquement, c'est donc après avoir été réduite à l'état d'un cerveau maintenu artificiellement en vie que Shion aura retrouvé son humanité. Autant d'éléments qui font d'elle la méchante la plus complexe de la série.


Aaaaah, le charme des femmes cyborgs.

Si Bycross se contentait de vouloir se constituer une armée de surhommes pour conquérir le monde, Metal Master passe à la vitesse supérieure en planifiant rien de moins qu'un véritable holocauste. Et Crown ne rechigne plus à multiplier les victimes innocentes: lycéens reprogrammés en machines à combattre, journalistes assassinés pour les empêcher de découvrir la véritable identité de Zodiac, une enfant prise en otage pour s'assurer la coopération de son père, un autre grièvement blessé lors d'un affrontement entre Guyferd et un Metalferd ... Même les personnages récurrents ne sont plus à l'abri, Metal Shion parvenant à blesser sérieusement Rei ainsi que Nakano, un inspecteur qui aide occasionnellement Guyferd et qui se retrouvera en convalescence jusqu'au dernier épisode. Bref: ça ne rigole plus! Enfin, façon de parler car même les épisodes les plus sombres n'oublient jamais de détendre l'atmosphère par quelques gags.


Sans parler de séquences émotions tellement outrées qu'elles en deviennent involontairement drôles.


Ceci est une diversion.


Bon, ben, moi, je vais me coucher.

Si la première partie décevait un peu à cause du manque d'envergure apparent de Crown, la deuxième corrige le tir en rendant l'organisation réellement dangereuse et menaçante et surtout, beaucoup plus proche de celles qu'on croise habituellement dans les séries tokusatsu. On ne peut cependant pas penser que ce changement de direction serait dû à une mauvaise réception du public puisque des extraits de la deuxième partie étaient déjà visibles dans le générique des premiers épisodes, prouvant que son tournage avait déjà commencé avant que ne débute la diffusion. A la rigueur, on regrettera que Metal Master soit un boss bien fade, mais c'est largement compensé par l'excellente Metal Shion. Et pour ceux d'entre vous qui regretteraient qu'on ne voie toujours pas Zodiac en chair et en os, pas de panique car comme l'augure la silhouette menaçante qui apparaît après la défaite de Metal Master, le véritable maître de Crown sera l'adversaire principal de la troisième et dernière partie.


Zodiac sort enfin de l'ombre.



PARTIE 3 – Zodiac et les Gaia Soldiers (Episodes 17-26)


Il aura donc fallu attendre le dernier tiers de la série pour enfin savoir à quoi ressemble le mystérieux Zodiac et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça valait la peine d'attendre. Majestueux, massif, menaçant et doté d'une puissance démesurée, Zodiac est un boss final vraiment digne de ce nom. Malheureusement, il semble que dès qu'ils ont un méchant réussi sous la main, les auteurs ne peuvent s'empêcher de le coupler à un autre extrêmement faible. Et donc, de même que Metal Shion devait faire équipe avec le fade Metal Master, Zodiac est flanqué de Kuzan, un larbin hautement risible qui passe son temps à boire une flasque ... en forme de biberon!


Classe!


Pas classe.


Etonnez-vous qu'il n'arrive pas à se faire respecter.


Une minute... Ces oreilles? Zodiac serait en fait... François Bayrou!?


Ah non, fausse piste.

Guyferd ayant détruit tout son stock de Fallah à la fin de la deuxième partie, Zodiac veut réactiver Gaianet, une machine construite par une ancienne civilisation qui lui permettrait de modifier l'axe de la Terre et de provoquer un cataclysme qui anéantirait la race humaine. Pour cela, il a besoin de quatre anciens objets (qu'il appelle "Key Items") dont le premier, la Tablette de Darga, est déjà en sa possession et lui permet d'augmenter les pouvoirs des derniers Metalferds pour les transformer en Gaia Soldiers.


Ne pas confondre avec les Adorateurs de Gaea.


Les clés de l'apocalypse.


Par le pouvoir du crâne ancestr... de la Tablette de Darga!


Surtout restez loin de la caméra, sinon on va se rendre compte qu'on a recyclé les costumes des Metalferds pour cette scène.


Vous noterez au passage que l'arche de pierre de la base de Zodiac (en haut) est exactement la même que dans celle de Metal Master.

Le deuxième, le Shinjûkyô, est défendu par Jimei et malgré l'intervention de Guyferd, Crown s'en empare et tue Jimei qui, avant de mourir, remet à Gô un magatama (Médaillon en forme de virgule) dont les pouvoirs lui seront bien utiles par la suite.


Bon courage pour ne pas avoir l'impression qu'il range le Shinjûkyô dans son ...


Kamehameha!


Et aucune de ces personnes ne pense à utiliser le magatama que Jimei vient juste de remettre à Gô et qui permet... de ramener les morts à la vie.


KHAAAAAN!!! Heu, je veux dire: ZODIAAAAAAC!!!

Afin de localiser les deux derniers objets, Crown oblige l'archéologue Etsuko Muragoshi à décrypter pour eux des documents relatifs à Gaianet. Secourue par Guyferd, Etsuko l'aide à retrouver l'objet suivant, le Shichiseiken, mais Crown finit par s'en emparer également.


La redoutable technique du Doctor Bomber.


Elle a deux légers inconvénients. D'abord, elle assomme aussi son utilisateur.


Et ensuite, pour la contrer, il suffit de se protéger derrière une grosse pierre.


- Ouyouyouyouyouyouyouille!
– Je dirais même plus: Ayayayayayayaïe!

En voulant protéger le dernier objet, le Ryûsuishô, Guyferd est vaincu par Django, un Gaia Soldier capable d'absorber son ki et qui réussit à détruire son armure. Gô fusionne alors avec le Ryûsuishô qui augmente ses pouvoirs et lui permet de vaincre son adversaire.


Django, un grand méchant loup qui adore se la péter.


Guyferd aurait-il trouvé plus fort que lui?


Je profite de cette petite conversation sur le plan astral pour te demander pourquoi tu n'as pas utilisé le magatama pour me ramener à la vie?

Sachant que maintenant que le Ryûsuisho fait partie de lui, il est devenu une cible privilégiée de Zodiac, Gô décide de se séparer de ses amis pour éviter que Crown ne s'en prenne à eux. Il tombe alors dans une embuscade mais est sauvé par l'intervention de quelqu'un qu'il croyait mort: son frère Masato!


Guyferd et Deathferd enfin réunis!


Mon radar est formel: Gô est tout près.

Les joies de leurs retrouvailles sont cependant de courte durée car Crown enlève Yû et tue Rei. Gô ramène l'adolescente à la vie en utilisant son magatama pour lui transférer une partie de son énergie vitale avant de partir délivrer Yû mais le transfert l'a considérablement affaibli et il est capturé par Zodiac qui utilise le reste de son énergie vitale (et donc celle du Ryûsuishô) pour activer Gaianet, causant sa mort.


Quel dommage qu'on n'ait pas eu ça pour sauver Jimei. Une minute? Oh, m****!


Gô transformé en pile pour machine infernale.

Les amis de Gô parviennent heureusement à localiser Gaianet dans une ancienne construction située sous le Mont Fuji et utilisent le magatama pour le ramener à la vie en lui transférant chacun une partie de leur énergie vitale. Unissant leurs forces, Guyferd et Deathferd triomphent du redoutable Zodiac mais il leur reste à arrêter Gaianet.


Vous trouvez vraiment qu'ils ont du mérite à avoir localisé Gaianet?


Attention, serpent méchant.


Vous pouvez sauver Gô à l'aide du magatama. Tout comme vous auriez pu me sauver, d'ailleurs. Je dis ça et je ne dis rien.


Lève-toi et marche!


A nous deux, Zodiac!


Ou plutôt: à nous trois!

Kuzan, le fidèle larbin de Zodiac, tente de les arrêter en dynamitant la citadelle, périssant dans l'explosion tandis que Masato meurt en protégeant son frère de l'éboulement. Gô se jette ensuite sur Gaianet, déclenchant une explosion qui anéantit la machine infernale au sacrifice de sa vie. Oui, vous avez bien lu: la série se termine par la mort du personnage-titre! D'accord, c'est la troisième fois que ça lui arrive et la deuxième pour Masato, mais la scène finale ne laisse aucun doute sur le fait que cette fois, c'est définitif.


Je vais faire BOUM!


Dépêche-toi, Gô, c'est pas léger.


Banzai!


Victoire, mais à quel prix?


Sayonara, Guyferd!

Contrairement aux deux premières parties, la troisième ne comporte aucun épisode stand-alone et est donc menée sans temps mort. Les rebondissements se multiplient dans cette course contre la montre entre Guyferd et Zodiac pour récupérer les Key Items, et à partir de la mort de Jimei, on comprend que les personnages récurrents de la série ne sont plus à l'abri, même si la plupart d'entre eux reviennent à la vie dans les minutes qui suivent leur mort. Le spectateur a également la joie de voir Masato revenir pour se réconcilier avec son frère, permettant à Guyferd et Deathferd d'enfin combattre côte-à-côte, même si ce n'est que pour les trois derniers épisodes.


Et la folle poursuite s'engage.


Ciel! Un chien! Mes mortels ennemis!

Un détail curieux pour finir: à la fin de l'épisode 17, Gô et ses amis reçoivent un mail d'un certain Kôichi Hasami les avertissant que Crown reprend ses activités. Tous se demandent qui peut bien être ce mystérieux informateur et ... il n'en sera plus jamais fait mention ensuite! Ce n'est qu'en 1998, soit deux ans après la fin de la série, que sortira un jeu vidéo basé dessus (la série était coproduite par Capcom) et que les spectateurs auront enfin la réponse à ce mystère: Kôichi Hasami est tout simplement ... le personnage principal du jeu!


Bon sang, mais c'est bien sûr!


Et comme par hasard, Yû reçoit ce message alors qu'il s'apprêtait... à jouer à un nouveau jeu vidéo! Vous avez dit "publicité subliminale?"



BILAN


Concept = 3,5 / 5
Guyver pour le nom et Kamen Rider pour les origines, les inspirations de Guyferd sont évidentes mais la série n'en possède pas moins sa propre identité en mêlant sports de combat (La série était coproduite par Capcom qui avait dès le début prévu de l'adapter en jeu de combat), ésotérisme avec des pouvoirs basés sur le ki, parasite extraterrestre et machine destructrice conçue par une civilisation disparue.



Scénario (Intrigue globale) = 4,2 / 5
Guyferd comporte trois parties parfaitement liées entre elles tout en racontant chacune sa propre histoire et les scénaristes n'hésitent pas à aller parfois à l'encontre des attentes des spectateurs en révélant à l'issue de la première partie que le leader de Crown n'est pas celui qu'on croyait ou en faisant mourir le héros dans la conclusion.



Scénario (Episodes) = 3,8 / 5
Si le premier tiers est assez moyen avec la plupart des épisodes reposant sur Crown qui envoie un nouvel adversaire capturer ou tuer Guyferd ou qui enlève des civils pour servir de cobayes, le niveau remonte dans les deux suivants et on a même souvent des conclusions en demi-teinte où Guyferd réussit à sauver la/les victime(s) du jour mais échoue à empêcher Crown de s'emparer de l'objet dont il a besoin pour ses sinistres projets. (Voir la section épisodes pour plus de détails.)



Héros = 5 / 5
Deux frères champions d'arts martiaux transformés en cyborgs génétiquement modifiés par l'organisation qu'ils combattent, et dont la relation faite d'amitié fraternelle et d'une rivalité née du mélange d'admiration et de jalousie que Masato éprouve pour Gô est une force motrice du récit.



Costumes = 5 / 5
Le costume de Guyferd est réussi, original et mémorable, tandis que celui de Deathferd est à la fois similaire et suffisamment différent pour avoir sa propre identité et un aspect plus menaçant avec sa couleur noire et ses motifs déformés.



Accessoires = 2 / 5
Les power accelerators sont des accessoires simples qui reprennent les couleurs de l'armure de Guyferd mais qui sont finalement tellement peu utilisés qu'on s'interroge sur leur utilité réelle (à part peut-être pour vendre des jouets mais je ne suis pas certain qu'ils aient été commercialisés).



Séquence de transformation = 1 / 5
Avec ses images de synthèse aussi laides que mal incrustées, elle a horriblement mal vieilli.



Personnages réguliers = 4,4 / 5
Grâce à leurs compétences pour le combat, la science et/ou le bricolage et l'informatique, Shiroishi (5 / 5), Rei (5 / 5) et Yû (5 / 5) arrivent à être bien plus qu'un simple faire-valoir comique accompagné des deux enfants innocents de service, tandis que l'inspecteur Nakano (4,1 / 5) et l'archéologue Muragoshi (4,1 / 5) sont des alliés occasionnels plus conventionnels mais efficaces et que Jimei (3,2 / 5) est un archétype de mentor jouant un rôle de père spirituel (au sens propre après sa mort) auprès du héros.



Personnages secondaires = 4,1 / 5
Généralement très bien écrits, avec de bonnes personnalités et servant efficacement l'histoire.



Ennemi(s) récurrent(s) = 2,9 / 5
Les deux meilleurs antagonistes sont évidemment Zodiac (5 / 5), conquérant eugéniste aussi puissant que charismatique et autour duquel la série maintient le mystère en ne révélant son existence qu'à la fin du premier arc, son apparence au début du deuxième et son visage dans le dernier épisode, et Shion (4,8 / 5) qui, bien que peu intéressante dans la première partie, s'améliore après sa transformation en cyborg sexy avant de se révéler plus complexe qu'on le pensait avec son passé tragique et son sacrifice final. Surtout là pour créer une fausse piste scénaristique très efficace sur la nature et les objectifs de Crown, Bycross (3,2 / 5) possède un certain charisme mais son costume de supervilain contraste trop avec les tenues de ses subalternes pour ne pas être ridicule alors qu'il aurait été plus crédible en conservant la tenue d'homme d'affaire qu'il arborait dans sa première scène. Metal Master (2 / 5) est nettement moins intéressant avec son apparence banale et son peu de personnalité, tandis que Minô (1,2 / 5) n'existe qu'à travers sa rivalité avec Shion qui aurait bien mieux fonctionné s'il avait créé sa propre famille de monstres de la semaine qui auraient alterné avec les Mutians. Enfin, Kuzan (0,5 / 5) est tout simplement ridicule. Quant aux soldats de Crown, si les Guyborgs (5 / 5) sont superbes, les Fangs (1,5 / 5) ressemblent à un cosplay fauché du Phantom of the Paradise.



Monstres de la semaine = 4,1 / 5
Malgré une petite baisse de qualité avec les Metalferds, les adversaires de Guyferd sont visuellement très réussis. (Voir la section Crown pour plus de détails)



Casting = 5 / 5
Un excellent casting dominé par Hiroyuki Kawai et Asuka Shimizu, parfaits dans leurs nombreuses scènes de combat.



Combats = 4,3 / 5
Les combats sont d'un bon niveau et le fait que la plupart des ennemis soient caractérisés par un style de combat ou une arme différents apporte de la variété. Malheureusement, bien que basées sur de vrais mouvements d'arts martiaux, les attaques de Guyferd se résument à des coups et des projectiles chargés d'énergie alors qu'on se serait attendu à ce que chacune utilise l'élément du ki qui lui est associé (le kyokuseiken (étoile) et le rekkageki (feu) sont les seules à le faire).



Base(s) d'opération = 2,4 / 5
Niveau quartier général, Guyferd se contente de l'appartement qu'il partage avec Shiroishi tandis que les différentes bases de Crown ne brillent pas par leur aspect extérieur (un phare, une carrière et une caverne) et l'intérieur de celle de Bycross n'a rien de remarquable. Celles de Metal Master et de Zodiac sont plus intéressantes pour leur aspect "vestiges d'ancienne civilisation" malgré un recyclage flagrant d'éléments entre les deux.



Effets spéciaux = 4,8 / 5
À de très rares exceptions près (particulièrement la scène de transformation de Guyferd), ils ont très bien vieilli.



Musique = 3,3 / 5
Yamanaka signe une partition tout à fait correcte.



Génériques = 3,5 / 5
La chanson du générique de début, 永遠 の 誓い (Eien no chikai) = Un serment éternel par 福山 憲三 (Fukuyama Kenzô), est excellente mais les images se contentent de réutiliser des extraits de la série avec très peu de plans inédits. Distinguer les trois arcs de la série en utilisant des extraits différents pour les passages où on voit Guyferd affronte les monstres de la semaine est une bonne idée en soi, mais ils en profitent pour tous nous les montrer, ce qui ruine le plaisir de la surprise qu'on aurait eu en les découvrant à chaque épisode. (3 / 5)


Accompagné de l'agréable Be friend de 渋谷 琴乃 (Shibuya Kotono), le générique de fin fait plus d'efforts et n'utilise que deux scènes issues de la série, les autres étant des passages inédits montrant Gô et Rei exécutant des katas ou goûtant un moment de détente bien mérité. À noter qu'il n'y a que dans ce générique qu'on voit la maison de Rei et de Yû, ainsi qu'un personnage qu'on suppose être leur majordome. (4 / 5)




NOTE FINALE = 14,8 / 20



Toku-Actrice(s) :