Année : 1983
Genre : Les Reptiliens sont parmi nous.
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Si Bioman est la première série de Sentai diffusée en France, elle n'est pas la première du genre puisque sept autres l'ont précédée au Japon tout en restant inédites dans nos contrées (ce qui n'empêchait pas la commercialisation de jouets à l'effigie de leurs robots géants qui faisaient bien baver l'enfant que j'étais à l'époque). Intéressons-nous aujourd'hui à la septième série de la franchise, Dynaman, dont les antagonistes, l'Empire Jashinka, s'inspire d'une des théories du complot les plus WTF du monde: les Reptiliens.


C'est nous que tu traites de WTF?



PARTIE 1 – Les Shinkajûs (Episodes 1-33)


On peut en effet répartir les théories du complot en trois catégories: celles qui sont relativement plausibles (Exemple: les Etats-Unis étaient au courant à l'avance pour les attentats du 11/9 mais les ont laissés se produire), celles trop capillotractées pour tenir debout (Les tours du WTC ont été détruites par les pompiers à l'aide de bombes et de thermite mises en place par de faux réparateurs d'ascenseurs afin de dissimuler le vol d'une quantité d'or supérieure à celle de Fort Knox), et celles dont on se demande à quoi carburent ceux qui y croient. Les Reptiliens, une race extraterrestre de reptiles humanoïdes polymorphes dirigeant l'humanité en secret, font partie de cette troisième catégorie.


Toutes ces théories du complot abracadabrantes, ça donne mal à la tête.

Les ennemis principaux des Dynamen s'inspirent donc des Reptiliens puisqu'il s'agit d'une race de reptiles extraterrestres arrivés sur Terre à dos de météorite et qui ont par la suite évolué pour devenir une race humanoïde scientifiquement très avancée vivant sous Terre, les Yûbijins, régis par l'Empire Jashinka. Le nom de Yûbijin (littéralement: hommes avec une queue) vient du fait qu'ils possèdent une ou plusieurs queues (je sens que ce dossier va être particulièrement riche en double-sens) dont le nombre détermine leur puissance et leur position hiérarchique. Ainsi, les simples soldats (Shippoheis) n'en ont qu'une seule tandis que l'empereur Aton en possède 9 et qu'une légende prétend qu'un Yûbijin possédant 10 queues détiendrait un pouvoir quasi-divin.


Les Yûbijins débarquent.


Evolution.


Révolution.


Malgré leur technologie avancée, les Yûbijins en sont encore à la VHS.

Lassé de vivre sous Terre, Aton envisage de conquérir le monde de la surface avec l'aide de son fils Megido et des Shinkajûs, les monstres de la semaine conçus par le shogun Kar qui, contrairement à ce qu'indique son titre, est moins un chef militaire qu'un scientifique.


L'empereur borgne Aton lorgne sur notre monde.


Le secret d'une invasion réussie, c'est de beaucoup étudier.


Ensuite, élaborer un plan de bataille.


Puis envoyer l'aviation...


... la cavalerie...


... l'infanterie...


... et l'enfanterie.

Si les trois dirigeants de Jashinka possèdent des costumes élégants leur conférant prestance et noblesse, les Shinkajûs sont assez banals et peu d'entre eux ont un look vraiment marquant, la plupart se contentant d'être de simples versions bipèdes d'animaux existants.


La machine à fabriquer des monstres nanars.


Il va pleuvoir, les poulpes volent bas.


Vite, le dyna-baygon-jaune!


La récompense est à la base de tout bon dressage.


Vive la mariée!


Ôtez-vous de mon soleil, je bronze!


Bon, ben moi, je vais me coucher.

Aton planifie d'ailleurs cette invasion depuis de nombreuses années puisqu'il a infiltré des espions Shippoheis parmi les humains. Certains de ces espions se sont d'ailleurs tellement bien intégrés qu'ils ont renoncé aux plans de conquête d'Aton pour vivre une coexistence pacifique avec les humains. A noter que même si les Shippoheis peuvent imiter à la perfection l'apparence humaine, ils sont faciles à repérer puisque leur queue réapparaît à la moindre émotion forte. Il s'agit cette fois d'une référence aux Kitsunes, la version mythologique des renards dont les pouvoirs sont proportionnels au nombre de queues et qui peuvent prendre une apparence humaine mais ont alors des difficultés à dissimuler leurs queues.


Ciel, je suis démasqué!


Leur queue, c'est leur talon d'Achille.

La série débute donc quand Aton lance une première offensive contre le monde de la surface et la scène d'introduction du premier épisode ressemble à s'y méprendre à la fameuse parodie de Bioman par les Inconnus puisqu'on y voit une innocente écolière poursuivie par un monstre (Kanishinka) avant d'être capturée et emmenée par des Shippoheis.


Oh, j'ai peur: je suis une gentille et je suis poursuivie par un méchant.


Ha, ha, ha! Je suis le méchant et je vais tuer la gentille.


Ou plutôt: je vais l'enfermer dans une grosse bulle de morve.

Et maintenant, accrochez-vous bien car la suite va mettre votre suspension d'incrédulité à rude épreuve! Alors qu'il se rend à un rendez-vous chez un certain Kyûtarô Yumeno, un motard (Dan Hokuto) est témoin de cet enlèvement et aussitôt, une femme (Rei Tachibana) surgit de nulle part et grimpe à l'arrière de sa moto pour lui ordonner de se lancer à la poursuite des kidnappeurs.


- Vite, suivez-les!
- Vous êtes qui, vous?

En cours de route, ils croisent un cowboy (Kôsaku Nangô) et un plongeur (Yôsuke Shima) qui se joignent à la poursuite. Finalement, le quatuor rattrape les fuyards et libère leurs prisonniers avant d'affronter les kidnappeurs avec l'aide d'un ninja qui passait dans le coin (Ryû Hoshikawa). Malheureusement, ils ne sont pas de taille contre Kanishinka qui précipite les cinq bons samaritains à la mer. Peu après, Dan, qui a survécu à la chute, se rend à son rendez-vous chez Yumeno et a la surprise de retrouver ses quatre compagnons qui ont eux-aussi survécu et qui avaient également été invités par le savant.


Tous en chœur: Oh, ben ça, ça tombe bien, alors!

Et attendez, ce n'est pas fini: Yumeno les a justement fait venir parce qu'il est au courant de la menace de l'Empire Jashinka et souhaite les recruter pour qu'ils le combattent sous l'identité des Dynamen. Comme vous pouvez le constater, les scénaristes de l'époque ne s'embarrassaient pas trop de détails ou de vraisemblance pour raconter les origines de leurs héros.


Coucou! Coucou! C'est l'heure pour les Dynamen d'entrer en scène.


Avant chaque combat, les Dynamen font une entrée en scène explosive.

La lutte contre Jashinka ne sera toutefois pas l'unique activité des Dynamen. Leur QG, la Dyna-station, est en effet dissimulé dans le sous-sol du centre d'invention Yumeno qui est à la fois un centre de loisirs (afin de remplir les quotas d'enfants innocents à protéger) et un laboratoire où les Dynamen peuvent travailler sur leurs projets scientifiques respectifs: Dan cherche ainsi à mettre au point de nouveaux véhicules non-polluants, Ryû rêve d'entrer en contact avec des extraterrestres, Yôsuke souhaite perfectionner les techniques d'exploration sous-marine, Rei tente de concevoir une machine permettant de communiquer avec les animaux (à l'exception des chats dont elle a une peur bleue), tandis que le champ de recherche de Kôsaku est plutôt du domaine culinaire et botanique.


Pas au point, ce nouveau moteur non polluant.


J'aurais pas dû emprunter ce carburant à Edouard Bracame.


Aucun animal n'a été humilié pendant le tournage.


Ciel, un chat: ma faiblesse secrète!


Ryû se prépare à une rencontre du 3eme type.


Et il s'habille en conséquence.

Nos cinq scientifiques en herbe sont cependant plus proches de Gaston Lagaffe que de McGyver et les scènes se déroulant à l'intérieur du centre d'invention Yumeno sont généralement l'occasion de détendre l'atmosphère avec quelques gags. Yumeno lui-même y adopte un comportement lunaire et débonnaire à la limite du faire-valoir comique, diamétralement opposé au sérieux et au professionnalisme dont il fait preuve à l'intérieur de la Dyna-station, au point qu'un spectateur non averti pourrait croire qu'il s'agit de deux personnages différents.


- C'est ce type qui doit sauver le monde?
- On est foutus!


Ces programmes télévisés sont de plus en plus assomants.

Concernant les Dynamen, si Dan (Dyna Red), Ryû (Dyna Black) et Rei (Dyna Pink) sont de très bons personnages, Kôsaku (Dyna Yellow) est généralement traité comme un personnage burlesque victime de toutes les situations ridicules possibles et imaginables (flèche dans les fesses, monstre de la semaine lui pétant au nez, etc.).


J'ai les oreilles qui sifflent, je sais pas pourquoi.

Quant à Yôsuke (Dyna Blue), il souffre de ce qu'on peut appeler le syndrome Aquaman: les scénaristes ne savent pas l'utiliser en dehors d'histoires impliquant le monde aquatique et de fait, il est le personnage le plus sous-exploité de la série. C'est bien simple: sur les 51 épisodes qui la composent, il n'y en a que trois ou quatre qui lui sont consacrés.


20.000 lieues sous les mers.


Il se prend pour le Silver Surfer.

Chaque épisode de cette première partie fonctionne sur le même schéma (Jashinka lance un nouveau plan pour conquérir le monde, les Dynamen enquêtent et font échouer leurs projets avant d'affronter le monstre de la semaine) et il n'y a aucun changement de statu quo à l'exception de l'épisode 8 qui voit la princesse Kimera rejoindre les rangs de Jashinka. Nièce d'Aton, cette sorcière de charme(s) ne possède que quatre queue et était donc, en principe, inférieure à son cousin Megido mais ce dernier ayant perdu une de ses queues en affrontant Dyna Red, les deux sont désormais à égalité et en compétition, rivalisant d'imagination pour élaborer des stratagèmes qui leur permettront de bien se faire voir d'Aton. Et comme lesdits stratagèmes échouent lamentablement face à Dynaman quel qu'en soit l'auteur, les deux cousins risquent de rester à égalité pendant un bon moment.


C'est fou ce qu'ils s'entendent bien, ces deux-là.


Entre deux tentatives de conquête du monde, Megido arrondit ses fins de mois en faisant le clown.


ALERTE FANSERVICE! ALERTE FANSERVICE!


Abandon d'uniforme, ça va lui coûter cher.


En plus, elle n'en a aucun de rechange.


Le costume de Kimera possède un trou pour ses queues.


Alors pourquoi ne voit-on pas de trou quand Dyna Pink lui pique son costume pour faire une farce à Yumeno?


On notera également que Kimera a tendance à changer de sexe pendant les combats.

Signalons enfin que l'épisode 32 est un cas particulier puisqu'il s'agit d'un film diffusé en salle puis recadré et raccourci pour en faire un épisode standard. Comme l'action se déroulait avant l'arrivée de Kimera et la mort des deux gardes du corps de Megido, il fallut évidemment supprimer ou retourner les scènes où ces derniers apparaissaient.


A l'occasion, ils adoptent aussi le look cowboy.


Et leurs adversaires font de même.

Une première partie assez classique, donc, mais qui bénéficie de personnages charismatiques aussi bien dans le camp du bien que dans celui du mal, et qui se termine quand Megido libère Mammothshinka, le plus puissant des Shinkajûs, mais aussi le plus incontrôlable, qui se révèle rapidement aussi dangereux pour Jashinka que pour les Dynamen qui réussiront pourtant à le vaincre. Furieux, le shogun Kar promet de créer une nouvelle race d'adversaires plus puissants qui inaugureront la seconde partie de la série.


Après le passage de Mammothshinka, les Shippoheis sont un peu à plat.


Ils lancent donc un mandat d'arrêt contre lui.


A la réflexion, lui passer les menottes n'était pas une bonne idée.


Ma vengeance sera terriiiiiible!!!



PARTIE 2 – Les Mecashinkas (Episodes 34-46)


Depuis la destruction de Mammothshinka, l'Empire Jashinka fait profil bas et les Dynamen se la coulent douce mais cette période de répit ne pouvait pas durer: le shogun Kar a mis cette accalmie à profit pour concevoir une nouvelle génération de monstres cybernétiques: les Mecashinkas. Et autant, je n'étais pas très convaincu par les Shinkajûs, autant leurs successeurs sont tous réussis et je leur trouve même quelques faux airs avec une ligne de jouets des années 80, les Battle Beasts (Dragonautes en VF).


La machine à fabriquer des cyborgs nanars.


Des menaces à la pelle.


Original, ce cerf-volant.


Pool!

Les Dynamen sont rapidement dépassés par ces nouveaux ennemis contre lesquels même leur attaque la plus puissante, le super-dynamite, est inefficace. Ils ne triomphent des premiers Mecashinkas qu'en retournant leurs propres armes contre eux ou grâce à une aide extérieure, mais finissent par développer une nouvelle attaque assez puissante pour les détruire: le new super-dynamite (Ils se sont pas foulés pour le nom).


Deux futurs ennemis des Biomen apparaissent déjà dans cette série: le catcheur Strong Koboayashi (Monster) dans le rôle de l'androïde Gon.


Et Yukari Ôshima (Farracat) en spadassin assassin.

De son côté, l'empire Jashinka est lui-aussi confronté à de nouveaux problèmes: la femme shogun Zenobia qui s'était autrefois révoltée contre Aton est parvenue à s'évader de la Caverne Millénaire où elle avait été emprisonnée il y a 800 ans. Elle semble néanmoins vouloir s'amender et prouve sa bonne foi en aidant Jashinka à localiser l'entrée de la base des Dynamen dans le centre d'invention Yumeno, obligeant nos héros à fermer le centre pour protéger les enfants qui le fréquentent d'une éventuelle attaque de leurs ennemis.


Zenobia s'accorde une libération pour bonne conduite.

Nouvelle venue dans le camp du mal, Zenobia débute donc très fort et consolide même sa position quand Aton, lassé des échecs à répétition de son fils Megido, le renie et l'emprisonne dans la Caverne Millénaire, mais pas avant que Zenobia ne lui ait infligé la disgrâce suprême en tranchant ses dernières queues.


Mes queues! Je suis déchu!

Zenobia n'est pas le seul nouveau personnage introduit dans cette deuxième partie puisque l'épisode 42 voit l'apparition de Dark Knight, un épéiste masqué aux objectifs aussi nébuleux que ses agissements. Selon les épisodes, on le verra intriguer contre les Dynamen, les renseigner sur les manigances de Jashinka, les aider pour les trahir au dernier moment ou inversement, les attaquer pour mieux leur révéler les agissements de leurs ennemis, amenant les Dynamen et l'empire Jashinka à se demander à chaque fois qui peut bien être ce mystérieux personnage et quels sont ses véritables objectifs.


Dark Knight sort de l'ombre.


Les combats à l'épée laser sur fond de fumigène ne sont plus l'exclusivité des Uchû Keijis.

Et pourtant, sa véritable identité est encore plus évidente que celle d'un méchant de Scooby-Doo: il ne possède aucune queue, l'œil unique de son masque indique qu'il est borgne, on reconnaît parfaitement l'acteur quand il se grime en vieillard dans un épisode et surtout, il apparaît pour la première fois dans l'épisode qui suit celui où Megido s'échappe de sa prison. On pourra d'ailleurs s'étonner qu'il s'évade aussi facilement alors que ça avait pris plusieurs siècles à Zenobia qui est pourtant beaucoup plus puissante mais il faut se rappeler que dans son cas, la prison était scellée par une énorme pierre dont on peut supposer qu'elle neutralisait ses pouvoirs. Malgré l'absence de réel suspense sur sa véritable identité, Dark Knight est un excellent personnage qui surpasse même Megido: charismatique, calculateur, épéiste redoutable, bénéficiant d'un costume magnifique et d'un thème musical qui en impose.


Les victimes du redoutable bouclier de la Méduse.


Ils n'avaient pas assez de budget maquillage pour tout le monde, alors ils ont mis un mannequin à la place.


Rei détruira le bouclier en utilisant la méthode Persée.

Plus courte que la première et adoptant un ton nettement plus sérieux, cette deuxième partie est particulièrement mouvementée et développe des intrigues sur plusieurs épisodes alors que la précédente préférait se concentrer sur les stand alones. On voit ainsi les Dynamen consacrer plusieurs épisodes à adapter leur attaque finale à leurs nouveaux adversaires tandis que l'organisation de l'Empire Jashinka subit des changements drastiques avec l'arrivée de Zenobia, la disgrâce de Megido et l'entrée en scène de Dark Knight. Autant de changements qui posent les bases de l'arc final de la série.


Argh, je meurs!



CONCLUSION – Le rétrogène (Episodes 47-51)


Le dernier arc débute comme un épisode standard: après avoir découvert une source de gaz empoisonné, le shogun Kar l'utilise pour lancer une attaque contre le monde de la surface... sauf qu'au lieu de les tuer, le gaz provoque des mutations chez les personnes exposées et Kar comprend qu'il a involontairement découvert la source du rétrogène, une substance mutagène découverte il y a 15 ans par un certain professeur Tôyama qui a ensuite disparu sans laisser de traces.


On n'aurait jamais dû confier l'architecture de cette ville à Salvadore Dali.

Ce rétrogène intéresse particulièrement Jashinka car il permettrait à ses membres d'accroître le nombre de leurs queues et donc leurs pouvoirs. Aton, en particulier, pourrait ainsi obtenir une dixième queue qui, selon la légende, ferait de lui un être quasi-divin. Malheureusement, la source découverte par Kar est détruite par les Dynamen et les deux camps se lancent alors dans une course contre la montre pour retrouver Tôyama que Jashinka veut obliger à recréer le rétrogène.


Où il y a du rétrogène, il n'y a pas de plaisir.

A leur grande surprise, les Dynamen découvrent que Tôyama n'est autre que Yumeno. A l'époque où il avait découvert le rétrogène, sa découverte était parvenue aux oreilles d'un espion Yûbijin qui avait causé la mort de son épouse. Ayant ainsi découvert l'existence de Jashinka et la menace qu'il représentait, Yumeno changea d'identité pour lui échapper et concevoir l'équipement des Dynamen afin de l'affronter plus tard.


Bon sang, mais c'est bien sûr!


Ce portrait l'identifie formellement.


Nous aussi, on veut notre portrait.

Kar parvient à capturer Yumeno mais Zenobia, souhaitant être la seule à disposer du rétrogène, conclut une alliance avec Dark Knight pour récupérer Yumeno tout en faisant passer Kar pour un traître. Obligé de fuir pour échapper à la colère d'Aton, Kar tente de lui prouver sa loyauté en affrontant seul les Dynamen mais malgré sa puissance redoutable, il est tué par ses adversaires. Aton lui accordera cependant son pardon posthume après avoir compris qu'il avait été berné par Zenobia.


Ciel, je me suis fait eu!


Ô empereur Aton, je t'apporte le professeur Yumeno.


Tu espérais me berner avec cette grossière imitation, traître?


C'est une erreur judiciaire, je suis innocent.


Même à l'agonie, il ne peut s'empêcher d'en faire des tonnes.


RIP, Kar.

Alors que les Dynamen et l'empire Jashinka tentent de localiser Zenobia et Yumeno, ils sont attaqués par Dark Knight qui blesse mortellement l'empereur Aton à l'issue d'un âpre combat. Zenobia fait alors une entrée triomphante, exhibant fièrement les dix queues qu'elle a obtenue grâce au rétrogène synthétisé par un Yumeno sous son contrôle mental. Mais son triomphe est de courte durée: elle meurt rapidement dans de terribles souffrances, son corps étant incapable de résister à un tel afflux de pouvoir, comme l'avait prévu Dark Knight qui révèle enfin sa véritable identité: Megido!


Alliance ou future trahison?


Zenobia se la pète...


... avant de prendre un sévère coup de vieux.


Dark Knight jette le masque.


Quant à savoir comment il arrivait à faire tenir son casque dedans...

Pas rancunier, Aton lègue son titre d'empereur à son fils avant de mourir et Megido emprisonne les Dynamen dans la Caverne Millénaire avant de lancer l'Empire Jashinka à la conquête du monde.


C'est moi, le chef. Les autres, avec moi.


En taule, les Dynamen!

Les Dynamen sont heureusement délivrés par Yumeno qui dynamite l'entrée de la caverne (rappelons que Megido s'était évadé en creusant un simple passage). Gravement blessés en les affrontant, Megido et Kimera tentent une ultime attaque à bord de leur base volante Grangizmo qui est détruite par le robot géant des Dynamen, Dynarobo, et explose avec les derniers membres de l'Empire Jashinka, mettant un terme définitif à leurs projets de conquête.


Ciel, nous sommes faits!


Les rêves de conquête de Jashinka partent en fumée.


Victoire!

On ne pouvait rêver meilleure conclusion pour cette série tant cet ultime storyarc conclue en beauté les sous-intrigues mises en place dans la deuxième partie (les ambitions de Zenobia, les manigances de Dark Knight) tout en apportant des révélations sur le passé de Yumeno. Elle se permet même de tromper les attentes du spectateur qui pensait que l'ultime combat opposerait les Dynamen à Aton ou Zenobia qui sont tous les deux défaits par Dark Knight tandis que Megido, "absent" depuis l'épisode 41, s'avère être le véritable boss final de la série. L'humour n'est pas non plus oublié, notamment avec une hilarante parodie de football américain opposant les Dynamen aux Shippoheis avec un container de rétrogène en guise de ballon et Kimera en cheerleader.


Allez, les verts!


Et faites de beaux rêves.



BILAN


Concept = 2,8 / 5
Sur le papier, une équipe de Sentai dont les membres sont des scientifiques ayant chacun sa spécialité était un bonne idée. Malheureusement, très peu d'épisodes exploitent leur côté scientifique, le plus souvent pour des séquences humoristiques, et la plupart du temps, les Dynamen ne se démarquent guère de leurs prédécesseurs.



Scénario (Intrigue globale) = 3,7 / 5
Certes, la série ne démarre vraiment que dans son dernier tiers mais à partir de là, l'intrigue devient réellement passionnante avec les luttes de pouvoir à base de rivalités, de vengeances, d'alliances et de trahisons auxquelle se livrent les généraux de Jashinka.



Scénario (Episodes) = 3,8 / 5
De bons épisodes malgré une formule répétitive caractéristique des tokusatsus de l'époque (Voir la section épisodes pour plus de détails)



Héros = 3,4 / 5
Dyna Red (4 / 5), Dyna Pink (4 / 5) et surtout Dyna Black (4,5 / 5) sont de très bons personnages qui bénéficient des meilleurs épisodes de la série. Dyna Yellow (3 / 5) a beau être avant tout le comedy relief de l'équipe, il a quand même une personnalité sympathique et quelques bons épisodes. En revanche, les auteurs ne savent clairement pas comment utiliser Dyna Blue (1,5 / 5) en dehors d'épisodes tournant autour d'un thème aquatique, lesquels comptent de surcroît parmi les moins bons de la série.



Costumes = 3,7 / 5
Dynaman est la première série de Sentai à remplacer le lycra par du spandex et à supprimer les écharpes des combinaisons de ses héros. Malheureusement, leur design inspiré des tenues des joueurs de baseball, sport très populaire au Japon (même les casques sont inspirés de casquettes), et leur insigne surchargé font qu'elles on un peu mal vieilli.



Armes et accessoires = 2,5 / 5
On aurait pu s'attendre à ce que les Dynamen utilisent des armes personnalisées en rapport avec leurs disciplines scientifiques respectives mais ce n'est pas le cas et si quelques unes font des efforts d'originalité (Le battle tectar de Dyna Black, le surf jet de Dyna Blue, les différentes armes de Dyna Yellow), la plupart sont terriblement banales, même si celles de Dyna Red et Dyna Pink ont l'excuse d'évoquer celles de leurs sports de prédilection (on ne peut hélas pas en dire autant de leurs collègues: depuis quand le boomerang est une arme de ninja?) et ne parlons des très inesthétiques dynarods. Dynarobo s'en tire beaucoup mieux avec tout une série d'armes au design mémorable (ce sera d'ailleurs le dernier robot de Sentai à utiliser un arsenal aussi varié).



Morpheurs = 1 / 5
On reste dans les sempiternels bracelets qui étaient la norme dans les séries Sentai de l'époque mais avec un design particulièrement laid.



Séquence de transformation = 2,1 / 5
À partir de Dynaman, les séries Sentai ont commencé à utiliser des séquences de transformation plus élaborées que pour leurs prédécesseurs où elles étaient quasi-inexistantes. Celle des Dynamen reste encore très minimaliste, mais la bonne volonté est là.



Personnages réguliers = 2,3 / 5
Yumeno (5 / 5) est un bon personnage de leader dont on découvre les origines et motivations dans le dernier acte de la série. En revanche, Kendô Robot (0,9 / 5) n'est qu'une mascotte sans personnalité et les enfants (1 / 5) qui fréquentent le centre d'invention Yumeno, des personnages fonctions interchangeables qui sont surtout là pour jouer les victimes innocentes de Jashinka et interagir avec les Dynamen dans les séquences humoristiques.



Personnages secondaires = 2,9 / 5
On a évidemment droit aux habituels savants dont les inventions sont convoitées par Jashinka et les tout aussi habituels enfants innocents à protéger mais la série fourmille de personnages marquants comme le ninja en herbe Wataru, l'amie d'enfance amnésique de Dyna Black, les espions Yûbijins aspirant à vivre paisiblement parmi les humains mais obligés de travailler pour Jashinka par chantage, l'androïde au grand cœur Gon, le vieux savant aigri qui veut profiter de sa seconde jeunesse, la petite fille muette de l'épisode 40... Même les jeunes victimes du jour ont souvent des caractéristiques qui les rendent mémorables, comme leur passion pour les fleurs, les insectes, le dessin, etc.



Ennemi(s) récurrent(s) = 5 / 5
Créés en mélangeant les mythes des Reptiliens et des Kitsunes, le tout additionné d'un look militaire (armures féodales pour les gradés, couleurs évoquant à la fois des reptiles et une tenue de camouflage pour les soldats, une musique d'inspiration martiale pour le thème de Megido), les membres de Jashinka sont d'excellents antagonistes dont les luttes de pouvoir sont passionnantes.



Monstres de la semaine = 3,1 / 5
Malgré quelques monstres réussis et inventifs, les Shinkajûs se contentent trop souvent d'être de simples versions humanoïdes d'animaux existants. Les Mecashinkas sont en revanche beaucoup plus réussis avec leurs designs d'animaux cybernétiques (Voir la section Jashinka pour plus de détails)



Casting = 4,3 / 5
De bons acteurs avec une mention spéciale pour Junichi Haruta (Dyna Black) et Sayoko Hagiwara (Dyna Pink).



Combats = 2,8 / 5
Un gros point fort de la série sont les scènes d'action de Dyna Black que l'acteur Junichi Haruta effectue la plupart du temps lui-même, aussi bien en civil qu'en costume. Pour le reste, on ne comprend malheureusement pas toujours en quoi consistent les attaques des Dynamen (dans de nombreux cas, on les voit juste faire des gestes avec leurs armes et boum! Explosion fumigène) et l'attaque finale de Dynarobo est tellement longue à exécuter qu'on se demande à chaque fois pourquoi l'adversaire du jour attend tranquillement de se la prendre dans la figure (Je sais, c'est un problème récurrent dans les séries japonaises; mais croyez-moi, c'est encore plus flagrant dans celle-là).



Méchas (Véhicules) = 2 / 5
Ils ont tous affreusement mal vieilli: Daijupiter (2,1 / 5) est trop massif et pas assez aérodynamique pour faire un appareil volant crédible, Dynamobile (1 / 5) est moche, Dynagary (1 / 5) ne sert à rien et n'a même pas d'armes (Pire: on ne le voit jamais transporter les autres véhicules comme le promettait le générique et certaines photos promotionnelles), seul Dynamach (3,4 / 5) a un design sympa mais gâché par sa petite taille, son train d'atterrissage disproportionné et inesthétique et l'intérieur de son cockpit qui n'est pas raccord avec ce qu'on en voit de l'extérieur. Les Dynamen restent cependant mieux lotis que Jashinka et ses ridicules Gizmosquitos (0,5 / 5). Quant aux autres véhicules, Dynamachine (2,8 / 5) est une jeep assez banale tandis que Dynafalcon (3,2 / 5) est une moto au design correct.



Méchas (Robot) = 3,9 / 5
Le design de Dynarobo a beau être un peu daté avec ses couleurs primaires et sa tête conique, il n'en est pas moins très soigné.



Base(s) d'opération = 4,5 / 5
La dyna-station (4 / 5) dont l'accès est dissimulé dans un centre de loisirs est une idée assez originale (sans parler de l'aspect comique de l'horloge qui alerte les héros et sert d'accès à leur base) mais c'est Jashinka qui est le plus gâté avec sa superbe forteresse volante, Grangizmo (5 / 5), et sa majestueuse salle du trône.



Effets spéciaux = 3,3 / 5
Ils n'ont pas toujours bien vieilli mais on sent que les auteurs font de leur mieux avec les moyens de l'époque.



Musique = 4,5 / 5
京 建輔 (Kyô Kensuke) compose une très bonne partition riche en thèmes mémorables.



Génériques = 3,4 / 5
Accompagné du dynamique 科学 戦隊 ダイナマン (Kagaku Sentai Dynaman) = Escadron scientifique Dynaman interprété par MoJo, le générique de début est dans la norme de ceux de l'époque et présente correctement les héros et leurs capacités. À noter qu'il existe deux versions du passage où apparaît Yumeno afin de correspondre à son changement d'uniforme en cours de série. (3,5 / 5)


Accompagné du tout aussi dynamique 夢 を かなえて ダイナマン (Yume o kakaete Dynaman) = Porte le rêve dans tes bras, Dynaman, le générique de fin est lui aussi conforme à ceux de l'époque et se compose surtout d'extraits de la série. Parmi les plans inédits, on retiendra celui du début qui présente les antagonistes et évolue à mesure que de nouveaux personnages apparaissent et disparaissent avec certains plans qui traduisent bien la rivalité opposant Kimera à Megido, puis à Zenobia. Pour le dernier épisode où il ne reste plus beaucoup d'adversaires en vie, ce passage est remplacé par des plans de Grangizmo. (3,3 / 5)




NOTE FINALE = 13 / 20